Après plusieurs mois de blessure, l’attaquant camerounais auteur du but victorieux face à l’Egypte en finale de la CAN Gabon 2017 a pu rejouer mercredi avec les Lions indomptables lors de la réception du Cap-Vert au Stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé en match comptant pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2021. Entrée à la 60ème minute, il  a été très acclamé par un public reconnaissant des services rendus pendant des années. Une séquence qui a énormément marqué l’attaquant du FC Porto en quête d’un meilleur temps de jeu en club. De passage à Douala avec les Lions Indomptables, il a accepté de revenir sur ces moments difficiles qu’il traverser depuis plusieurs mois.

C’est la grande forme à quelques jours du match face au Rwanda dimanche ?

Je pense que c’est un match où il faut être en forme, au minimum.

Comment se sent Vincent Aboubakar, de retour en sélection après une longue absence ?

Je pense que je suis dans une période de renaissance. Après une longue période sans jouer, je fais, que je revienne ici rencontrer mes coéquipiers qui m’apportent un peu ce soutien moral, d’avoir un peu du temps de jeu, honnêtement, je pense que ça fait du bien.

D’avoir rejoué mercredi avec le Cameroun devant le public du Stade Ahmadou Ahidjo, qu’est-ce que ça vous a donné comme sensation ?

Honnêtement, je suis très reconnaissant avec les camerounais parce que des fois quand je passe des moments difficiles, je vois qu’il y a ce petit soutien. Hier (mercredi, NDLR), la manière avec laquelle ils m’ont accueilli m’a beaucoup touché. C’est ce genre de choses qui fait que quand tu vas jouer un match, tu donnes le maximum de toi-même parce que tu sais que derrière toi, il y a un peuple, il y a une nation qui te supporte. Honnêtement, ça fait plaisir, c’est sensationnel.

On a cru que vous alliez recommencer à jouer avec le FC Porto mais ce n’est pas trop ce qu’on voit en ce début de saison. Que se passe-t-il réellement ? Vous n’êtes pas complètement rétabli ?

Si je suis là aujourd’hui, c’est que je suis complètement rétabli. C’est juste que quand j’étais parti pour la préparation de la CAN, je me suis blessé à nouveau. Après, j’ai fait la préparation mais on ne pouvait pas m’amener à la CAN parce que ma blessure n’était pas complètement cicatrisée. Je suis rentré à Porto, pendant une semaine, j’ai continué le traitement, après je suis venu ici au Cameroun pour quelques jours et j’ai repris avec mes coéquipiers après. Ma blessure demande vraiment du temps et de la patience parce que mes tendons ont été coupés, j’ai eu des ligaments croisés, deux capsules intérieures cassées. Ce que je me dis, c’est que mes coaches ont peut-être peur de me lancer pour que je me blesse à nouveau mais je pense qu’aujourd’hui, je suis quand même apte à jouer un match. Il me faut du rythme, il faut que je joue un, deux matches  et après, le reste va suivre.

Pendant le mercato, ça a beaucoup jasé à votre sujet, on annonçait votre retour en Turquie etc… Est-ce qu’on peut dire que c’est cette blessure qui a freiné votre transfert ?

Je suis parti à Besiktas mais je n’étais pas content du président de ce club parce qu’il a donné des infos qui étaient vraiment fausses. Il a dit que je ne voulais pas faire la visite médicale alors que c’était faux. La vérité c’est que Besiktas a un problème financier, ils ne peuvent pas payer certains joueurs au-delà de certaines sommes. C’est la raison pour laquelle, j’ai dit honnêtement, ça ne m’intéresserait pas de repartir à Besiktas, ils ont insisté. Après, j’ai demandé à celui qui  s’occupait de la transaction  si le président pouvait se sacrifier. Le président lui, ne pouvait pas parce qu’il était dans une position délicate… Honnêtement, repartir en Turquie, ce n’est pas dans ma tête.

Le mercato hivernal approche. Est-ce que si vous avez une proposition dans un bon championnat en Europe, allez-vous quitter le FC Porto, ou alors, vous avez besoin de rester encore espérant avoir du temps de jeu ?

Bien sûr, je vais partir, je ne vais pas finir ma vie là-bas.

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