L’ancien sélectionneur des Lions U23 a été désigné pour remplacer Daniel Walinjom, victime des résultats peu flatteurs du club depuis le début de la saison.

C’est la dernière grande information du championnat national de première division, l’Elite One. L’Union sportive de Douala s’est attachée jeudi, les services de Richard Towa comme nouvel entraineur principal. L’ancien sélectionneur des Lions espoirs remplace Daniel Walinjom qui a accepté une séparation à l’amiable après les résultats peu flatteurs (13 points en 11 journées) obtenus depuis le début de la saison, malgré un effectif  jugé conséquent par tous ceux qui observent cette formation de près. La goutte d’eau ayant débordé le vase est sans doute les deux défaites consécutives concédées lors des deux dernières sorties du club face à l’UMS de Loum (0-3) et PWD de Bamenda (1-0). Lors de ses quatre derniers matches, l’USD n’a engrangé aucun succès (trois défaites un nul). Pour Franck Happi, un électrochoc s’imposait pour tenter de sortir de cette mauvaise passe. « On aurait aimé ne pas avoir à accueillir un nouvel entraineur. L’accueillir voudrait dire qu’on est dans une situation où on n’est pas à l’aise sur le plan des résultats, on est relégables… Mais on avait besoin d’un électrochoc parce que lors de nos trois derniers matches, on loupe trop d’occasions de but, on sent qu’on a un facteur chance qui ne va plus… On n’a pas la solution, on tente quelque chose, avec un changement de discours et d’entraineur pour que les gars se remettent la tête un peu en place », a-t-il indiqué lors de la présentation du nouveau technicien.

Après sa présentation  au cours d’un point de presse tenu au siège du club au quartier Ndogbong, Richard Towa est immédiatement allé diriger sa première séance d’entrainement avec les verts et blancs au stade du centre d’accueil de Bépanda. Le premier discours du technicien formé en Allemagne lui a permis de  décliner sa philosophie. Les joueurs qui comptent gagner sa confiance n’ont qu’une chose à faire : travailler avec plus d’ardeur et plus de rigueur. « Beaucoup d’entre vous me connaissent et ils savent que ceux qui vont fonctionner avec moi, ce seront ceux-là qui seront dans la lancée de notre travail. Je n’ai pas d’excuse, je viens parce que je pense que vous pouvez être les meilleurs dans tout le Cameroun. Quand on veut être champion dans un pays, ça veut dire qu’on veut être plus fort que tout le monde. Si vous voulez être numéro un, la base c’est le travail. Ce que j’attends du joueur, c’est d’aller au fond. Je ne jouerai jamais un football où on attend. Celui qui a les capacités d’aller chercher l’adversaire, jouera dans mon groupe », a-t-il indiqué à ses nouveaux poulains qui l’écoutaient religieusement.

Avant que l’ancien entraineur de Feutcheu FC n’entre en scène, Daniel Walinjom avait eu l’occasion de venir faire ses adieux et prodiguer quelques conseils à ses désormais anciens éléments. « Comme vous l’avez constaté, nous avons passé de bons moments ensemble. Maintenant, tout ce que je peux vous dire c’est vous souhaiter bonne chance. Franchement, soyez disciplinés et allez à fond. Il faut que l’arrivée du collègue hausse le ton et que les victoires commencent à venir. Bon championnat à vous », a-t-il indiqué avec une inévitable nostalgie qui se lisait sur son visage. Les chantiers qui attendent le nouvel entraineur des Nassaras sont urgents. Il devra au plus vite inscrire le club dans une dynamique de victoire (une seule victoire lors des cinq derniers matches pour trois défaites et un nul). Et cela passe par un recadrage à faire aussi bien au niveau de la défense (deuxième plus mauvaise défense du championnat) qu’en attaque (quatrième plus mauvaise attaque du championnat avec 10 buts en 11 matches). Son premier test s’avère déjà costaud. Les Nassaras disputeront dimanche le classique face au Canon de Yaoundé, à l’occasion de la 12ème journée.

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