Les lionnes indomptables ont achevé leur préparation en Chine par une défaite (0-1) contre le pays hôte.  A l’heure où la délégation va regagner le pays, intéressons-nous à cette dernière période FIFA avant la Coupe du Monde France 2019. Que peut-on en retenir ?

 

En plus d’une nouvelle désillusion en finale d’un tournoi international, fût-il amical, les lionnes indomptables se sont tout de même frottées à des équipes nationales. Une première depuis le début de la préparation à la Coupe du Monde féminine France 2019 entamée il y’a 4 mois (où elles avaient droit à des équipes bas de gamme évoluant au pays). Affronter la Croatie et la Chine en l’espace de 4 jours a permis au staff des lionnes indomptables de se faire plus d’une idée sur le niveau du groupe. Sur le plan comptable, c’est 2 matchs pour 2 buts inscrits et 2 concédés (Une victoire 2-1 face à la Croatie, une défaite 1-0 contre la Chine).

 

Une défense toujours pas rassurante 

 

Les matchs face à la Croatie et la Chine ont révélé quelques failles dans le déploiement défensif de la sélection fanion dame du Cameroun. Si sur les deux buts encaissés, la gardienne Annette Ngo Ndom en prend pour son grade, il n’en demeure pas moins que sa défense répond très souvent aux abonnés absents. Contre la Chine, une équipe du top 20 mondial, cela s’est très vite vu. Gu Yasha (attaquante de couloir / Chine) a mis à rude épreuve le côté droit de la défense camerounaise occupé par Falone Meffometou. Sa vitesse lui a permis de prendre au dépourvu la défense camerounaise 70% du temps. Contre des équipes offensives comme les Pays-Bas on risque de baver.  Sur le but de Wang Shanshan, aucune des défenseures centrales (Manie – Awona) ne regarde ne serait-ce qu’un instant l’avant-centre chinoise. Manque d’inattention dans la surface de réparation, de marquage qui payent cash dans les grandes compétitions.

 

Des attaques pas coordonnées

 

Cela se voit plus souvent quand les lionnes sont menées au score. Et c’était le cas contre la Chine. Des courses désespérées pour essayer d’aller faire la différence, et qui échouent le plus souvent à l’entrée de la surface de réparation. Chacune des attaquantes y va de son « One Man Show ». Et la plus inspirée de toutes, c’est Gabrielle Aboudi Onguene. Auteur de plusieurs courses effrénées lors du match face à la Chine. Face aux équipes d’un niveau moyes ça passe, mais face aux équipes d’un niveau supérieur il faut montrer autre chose (comme sur l’action à la 83ème minute qui chute sur une frappe d’Alexandra Takounda contre le poteau de la gardienne chinoise Xiaolin). Les attaques doivent être mieux coordonnées pour un rendement optimal. Un jeu en équipe même sous la pression. Une bonne maitrise.

Quelques satisfactions individuelles

 

Michelle Akaba est la joueuse qui a marqué le plus de point lors de ce stage en Chine. L’ex-attaquante de Trabzonspor s’est signalée par un but qui a offert la victoire contre la Croatie (entrée en cours de jeu), mais surtout a montré d’assurance et de combativité dans un rôle de titulaire face à la Chine. Une attitude que l’on avait plus observée chez la joueuse de 26 ans depuis belle lurette.

Nchout Ajara, sa marge de progression se ressent dans son jeu. Moins de courses folles, plus de tirs et de passes concrètes. Elle a su garnir sa palette pendant ce stage en Chine (Auteur de plusieurs tirs cadrés et non cadrés dans les 2 matchs).

Alexandra Takounda, montre de plus en plus le bout de son nez. Cette jeune attaquante a déjà goûté aux joutes mondiales (Coupe du Monde féminine U17, avec le plus beau but Madjer à la clé). Ses entrées sont de plus en plus intéressantes. Alain Djeumfa peut la considérer comme une sérieuse prétendante à une place parmi les 23 pour la France.

Par Marc CHOUAMO

CHINE – CAMEROUN (1-0) : Alain Djeumfa charge Ngo Ndom

Football : le Cameroun organisera la coupe du monde militaire féminine en 2020

Share This