Le quotidien espagnol salue les performances de Nicolas Nkoulou qui enchaine de belles performances ces derniers temps à Torino et ressasse de façon chronologique et vivante la carrière de l’international Camerounais qui a cavalé les pelouses françaises et européennes avec brio sous les maillots de Monaco,  de Marseille et de l’Olympique Lyonnais.  

Il n’y a pas beaucoup de défenseurs centraux qui ont fait leurs preuves en Europe (Monaco, Marseille, Lyon …) avec force physique; avec leadership; et avec une expérience internationale (Cameroun) et en Ligue des champions (Marseille et Lyon). Il n’y en a pas beaucoup, mais il y en a un à Turin: Nicolas Nkoulou , et, en plus, il sera libre de tout  contrat en juin prochain.

Le défenseur central de Torino qui fête ses 31 ans en mars – a joué un rôle clé dans les derniers matches de Turin, notamment  contre Gênes (0-0) et Cagliari (0-1). Au total, les Toro comptent maintenant cinq points sur le premier relégable et n’ont enregistré qu’une seule défaite (Milan) lors des 11 derniers matchs, deux victoires et huit nuls.

Nicolas Nkoulou est dans l’agenda des grands clubs italiens, comme la Roma, qui lui a proposé 20 ME  et Séville, qui en 2018, a lancé une offre de 12 ME.

Dans un entretien avec la Marca, Nkoulou (Yaoundé, Cameroun, 1990) parle de certains aspects de sa longue carrière dans le football.

Quel est votre joueur de référence?

Alessandro Nesta, en son temps à Milan. Il est mon symbole des Liberos italiens: technique, sûr, toujours en défense avec une reprise remarquable, avec de l’anticipation et une lecture parfaite du jeu.

Est-ce que défendre en Italie est plus difficile qu’en France, où vous avez grandi?

Bien sûr. Cela demande beaucoup d’attention, de concentration et d’application. C’est l’analyse des détails qui me permet de mieux défendre. Il y a un grand travail technico-tactique en Italie pour lire le match de l’équipe adverse.

Pourquoi Torino est-il un club spécial?

De par son histoire, les trophées remportés et l’âme du club, symbolisée par ses fervents adeptes qui, de génération en génération, des grands-parents aux parents et enfants, vivent la tradition du Taureau. Pour les joueurs c’est incroyable, cette passion nous donne des frissons. Par respect pour l’histoire et la famille Torino, nous n’avons pas le droit d’échouer. C’est ainsi que nous le rappelle régulièrement notre coach Davide Nicola.

À quoi ressemble la Liga espagnole?

C’est un championnat de référence, l’un des trois meilleurs au monde, de par la qualité des joueurs et le style de jeu de leurs clubs. Ce n’est pas un hasard si c’est la Ligue dans laquelle les clubs ont remporté le plus de compétitions européennes.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’Africains en Espagne?

Je pense que c’est dû à une différence culturelle. La France a toujours eu des liens étroits avec l’Afrique subsaharienne et l’Espagne, plus avec l’Amérique. Mais ces derniers temps les dirigeants du football espagnol ont commencé à suivre de jeunes talents africains après le succès et la bonne intégration de personnes comme Thomas (Atlético), Éric Bailly (Espanyol et Villarreal), Ansu Fati (Barça) ou mon compatriote Zambo Anguissa, qui avait un grande saison la saison dernière à Villarreal.

Comment voyez-vous la question du racisme dans le football?

Malheureusement, le racisme existe toujours dans le football, comme dans la vie, et c’est dommage car le football doit nous permettre de nous unir. Je n’ai jamais été victime, personnellement, même pas dans mes moments difficiles à Turin, et pour cela je remercie les fans ici, car ils sont une vraie famille. Mais mes frères et quelques compagnons de couleur en ont souvent fait l’expérience dans certains endroits. Et c’est malheureux.

Vous avez joué la Ligue des champions avec le Marseille de Didier Deschamps (2012) et avec l’Olympique de Lyon. Espérez-vous revenir bientôt à cette grande compétition?

Ce serait toujours une bonne chose, mais, pour l’instant, la seule obsession est de triompher en fin de saison avec mes coéquipiers et frères à Turin: capitaine Belotti, Singo, Sirigu, Bremer, Izzo … lutter pour la permanence du club.

Comment évaluez-vous Didier Deschamps en tant qu’entraîneur?

Didier Deschamps n’est pas seulement un grand entraîneur mais, surtout, pour moi c’est un grand homme car c’est lui qui est venu me trouver à Monaco pour me faire signer à l’Olympique de Marseille, tandis que l’Arsenal d’Arsène Wenger et Lyon de Rémi Garde voulait aussi que je rejoigne leurs clubs. Il a toujours su trouver les bons mots, les bonnes motivations, la bonne pédagogie, pour me faire grandir. Malheureusement, il est ensuite allé en équipe de France, mais j’étais content pour lui. De plus, c’est lui qui m’a conseillé avec mon agent (Maxime Nana) de parfaire mon entraînement footballistique pour jouer en Serie A.

Parler de Didier Deschamps a toujours été quelque chose de spécial pour moi, c’est grâce à lui que j’ai pu découvrir le plus haut niveau, et il est toujours l’un des meilleurs entraîneurs de football au monde, avec un très haut niveau de management, et qui sait parler aux joueurs, comment les préparer psychologiquement avant les matchs. J’ai une grande admiration pour lui et je suis très honoré d’avoir été l’un des joueurs qu’il avait sous ses ordres. La saison à Marseille, avec Marcelo Bielsa, m’a aussi beaucoup appris. Je dois le dire.

Vous avez remporté la Coupe d’Afrique avec le Cameroun en 2017, cela a-t-il été votre meilleur souvenir?

Oui, c’est toujours le moment le plus important de ma carrière. Gagner ce trophée pour le Cameroun, après 17 ans de difficultés, était spécial. Des millions de Camerounais voulaient que nous ramenions la Coupe à la maison. C’était une grande responsabilité. L’humilité et la discipline nous ont permis d’apporter une joie incomparable qui doit être vécue une fois dans une vie.

Source : LA MARCA 

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