Le journaliste spécialisé en sport scrute la deuxième année du mandat de l’exécutif de la Fédération camerounaise de football. Quelques avancées sont visibles selon lui, mais il déplore l’entêtement de l’équipe de Seïdou Mbombo Njoya à verser dans certains conflits qui ruinent les caisses de la Fécafoot.

Quel bilan faites-vous des deux premières années dee l’actuel exécutif est à la tête de la Fédération camerounaise de football  ?

La Fécafoot est sortie d’une crise pour entrer dans une autre avec une spirale de litiges juridiques contre ses membres dus à  des violations répétées des statuts. Bref, on est resté dans une mouvance de tension et de contestation entre la Fécafoot et ses membres ou certains acteurs du football camerounais comme on l’a vécu avec le précédent exécutif. Le litige avec Olympique de Meiganga n’en est qu’un des reflets parlants. On peut toutefois saluer les initiatives en cours telles que : la modernisation du Centre technique d’Odza et du projet de reprise des travaux de l’immeuble-siège futuriste, ainsi que les créations des ligues de football féminin et jeunes. Ce sont des facteurs de développement qui vont donner plus de prestige à l’une des fédérations les plus titrées du continent africain. En revanche, il faut déplorer la gestion de Fécafoot dans la crise du football professionnel. Les acteurs sont divisés et les compétitions arrêtées pour des lendemains incertains parce que la fédération a pris partie pour certains clubs tout en cherchant à contourner les diverses sentences relatives à cette crise.

Dans ce conflit qui l’oppose à la LFPC, que reprochez-vous à la Fédération ?

Dans cette crise Fécafoot-LFPC, je trouve que la fédération a utilisé des moyens contestables. Elle a manœuvré dans l’ombre pour soutenir la dissidence contre la LFPC afin de récupérer l’organisation des championnats professionnels. Comment comprendre cette obstination à écarter la LFPC des compétences qui lui sont naturelles? Comment expliquer le refus systématique d’exécuter des décisions du Tribunal arbitral du sport (TAS), la plus haute juridiction sportive dans le monde ?

Après plus de 10 ans le football jeune est relancé, le football féminin a son premier sponsor. Mais d’autres disciplines semblent  être moins considérées. C’est le cas du beach-Soccer et du futsal dont les compétitions sont quasi-inexistantes. Quels sont vos commentaires ?

C’est un verre à moitié plein. Promouvoir certaines disciplines plus que d’autres ou en les oubliant totalement, c’est construire le nid de la discrimination entre les acteurs du football camerounais. Le Beach Soccer a donné un titre de champion d’Afrique et le futsal est d’une importance capitale pour l’épanouissement technique du footballeur. Cette anomalie doit être impérativement réparée.

La Fédération porte toujours la dette laissée par l’exécutif déchu de 2015-2017. Que pensez-vous de cette situation ? 

Ce sera difficile parce que l’instance suprême du football camerounais est engagée dans de multiples procédures judiciaires. Ajoutez le dédommagement de certains ex-employés ayant gagné des procès contre elle, le départ de certains sponsors. Il faut tout simplement une remise en question interne, l’effectivité du rassemblement des acteurs et bien d’autres. Cela peut ramener de nombreux partenaires qui vont contribuer à renflouer les caisses et créer des sources financières permettant de contribuer au remboursement des dettes.

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