Pour le journaliste sportif Thierry Ndoh, 2020 est une année à vite oublier du fait de la pandémie de coronavirus et des querelles de leadership qui ont paralysé les championnats nationaux.

“2020 a été une année contrastée. Contrastée à plusieurs niveaux avec notamment la pandémie de coronavirus qui a sévi à travers le monde et qui n’aura pas épargné le Cameroun sur tous les plans y compris le football. Depuis le mois de mars, le football s’est arrêté au Cameroun. On a été obligés d’arrêter le championnat alors qu’il y avait encore six journées en première division et deux en deuxième division. Donc on va dire que ça a été une saison tronquée par le coronavirus. Une saison qui a aussi connu les affres de la crise LFPC – FECAFOOT après la sentence du 14 septembre dernier. Le match s’est plutôt déporté dans les bureaux et parfois dans des endroits hauts placés de la République au point où le football ne se joue plus quasiment depuis dix mois et la conséquence directe c’est la participation du Cameroun au CHAN avec une sélection sans compétitivité. On a des joueurs qui sont en stage alors qu’ils n’ont plus joué au football de haut niveau depuis quasiment 9 à 10 mois. C’est le cliché le plus saisissant pour moi. Qu’on n’arrive pas à respecter les sentences des juridictions en laissant la LFPC organiser le championnat alors qu’on a une sélection qui va prendre part au CHAN. Après le coronavirus, on peut également parler de cette blanche et sèche qui a été favorisée par des guéguerres à n’en plus finir. Il faut également dire que la Fecafoot en 2020 a brillé par une indolence dans les autres pans. Elle s’est consacrée au football professionnel en oubliant le football amateur. Elle a balbutié tout au long de l’année et on a presque pas joué. On a démarré les championnats dans certaines régions et on n’a pas joué dans d’autres. On a aussi le football jeune qui est clopin-clopant, le football féminin qui a réussi à surnager le coronavirus et qui a plongé encore vers la fin d’année à cause des crises dues à l’austérité financière. Il n’y a pas d’argent pour satisfaire les clubs. Le championnat est paralysé, les clubs de football féminin de deuxième division n’ont toujours pas perçu leurs fonds covid. Donc on va dire que en 2020, la Fecafoot a brillé par son indolence dans les pans qui sont essentiels à savoir le football amateur, le football jeune et le football féminin. 2020 aura été encore l’arbre qui cache la forêt puisque les équipes nationales ont été encore mises au devant de la scène avec les U20 qui ont remporté le tournoi de l’Uniffac et qui se sont qualifiés pour la CAN dans un environnement où il n’y a pas eu de championnat. Les Lions A qui s’en sortent dans leurs confrontations contre le Mozambique et les U17 qui se préparent pour le tournoi de l’Uniffac dans un contexte où il n’y a pas de championnat. Donc en 2020, les sélections nationales auront été encore l’arbre qui cache la forêt. Enfin, 2020 est une année à vite oublier parce qu’elle a été phagocytée par le coronavirus et les querelles de leadership et de personnes qui ont plombé le jeu sur le terrain. On espère que en 2021, la loi sera respectée et que le jeu va reprendre sur le terrain.”

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