L’attaquant camerounais est furieux pour n’avoir pas pu prendre part au dernier regroupement des Lions indomptables en vue des deux dernières journées des éliminatoires de la CAN 2021. Pour lui, l’État Français, la Fédération et Les clubs auraient dû, comme en Angleterre, prendre des mesures plus souples pour permettre aux internationaux africains de jouir du bonheur de défendre les couleurs de leurs pays respectifs. Stéphane Bahoken s’exprime ainsi dans une longue interview accordée au site d’information Made in foot.

Stéphane, nous te retrouvons en interview alors que tu aurais dû être en sélection. Que penses-tu de cette situation autour des internationaux non-européens ?

“On a suivi l’actualité comme tout le monde. On a vu que l’état français et la LFP ne voulaient pas nous laisser partir si on ne faisait pas les 7 jours à l’isolement. Quand l’UNFP a pris la parole, ça nous a fait un grand bien. Ça a changé certaines choses, mais tout le monde n’a pas pu rejoindre sa sélection. Ils ont imposé un voyage en jet privé pour pouvoir revenir en France, mais peu de fédérations peuvent les payer… Ça reste frustrant qu’il y ait autant de précaution, puisqu’on aurait pu revenir et faire un test. Et s’il est négatif, retrouver notre club. Quand on voit nos voisins, notamment en Angleterre, les internationaux africains sont partis avec beaucoup moins de restrictions qu’en France. La crise pandémique veut que ce genre de règles soient mises en place, mais les instances auraient pu se creuser la tête pour trouver des solutions et satisfaire tout le monde”.

Pour toi, la sélection camerounaise représente quelque chose de fort…

“C’est une fierté oui ! J’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice et qu’on continue à briller comme on est en train de le faire”.

Ton père (Paul Bahoken) est un ancien international camerounais. Est-ce une pression supplémentaire ?

“Au début, il y avait plus de pression car il fallait être directement au niveau. Mais quand on est convoqué, ça veut dire qu’on est au niveau. Donc c’est à moi de faire mes preuves pour ne pas décevoir les gens qui veulent nous comparer !”

Quelle place occupe-t-il dans ta carrière ?

“C’est une épaule sur qui compter, un conseiller pour tout, que ce soit en avant ou après match. Il m’offre tout le temps des conseils car il est passé par là. J’apprends de lui pour être plus compétitif et être meilleur sur le terrain”.

Parlez-vous des différences entre le foot d’aujourd’hui et celui d’avant ?

“Oui, il me raconte qu’aujourd’hui, le foot est plus physique qu’avant. Pour lui, la base d’un attaquant est d’être le plus décisif et d’être complet dans le plus de domaines possibles pour arriver au haut niveau et y rester”.

« Être appelé par des grands joueurs comme Kluivert et Seedorf, ça fait quelque chose” mmTu as dû attendre 2018 pour disputer ton premier match avec les Lions Indomptables. As-tu eu peur de ne jamais pouvoir porter ce maillot ?

“Je n’ai pas eu peur, je m’étais fixé un plan de carrière : vite retrouver la Ligue 1 après mon départ de Nice. En retrouvant la Ligue 1 et en essayant d’être performant, ça allait forcément payer pour avoir au moins ma chance. Il fallait ensuite la saisir ! Durant toutes ces années, je n’ai pas forcément fait de fixette sur ça. Je ne me suis pas dit ‘j’ai peur de ne pas y aller’, mais plutôt ‘il faut être performant au haut niveau et montrer qu’on a la qualité pour rester à ce niveau’.

Ton premier but en septembre 2018, face aux Comores (1-1), a dû être un moment très fort en émotion…
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“(Sourire). Exactement, en plus c’était pendant les qualifications pour la CAN. On était en train de perdre face aux Comores et marquer ce but égalisat…

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