Avant de se rendre à Lille ce mercredi pour le compte de la 18e journée de la ligue 1, Stéphane Bahoken s’est confié à Ouest France. 

Stéphane, la coupure de Noël a été très courte. Comment l’avez-vous mise à profit ?

Ce ne furent que quelques jours, en effet, mais c’était important de retrouver nos familles malgré le coronavirus. J’ai quand même réussi à réunir mes proches. Cela redonne de la force pour bien redémarrer la nouvelle année.

Qui va commencer comme 2020 s’est terminée c’est-à-dire avec cette crise sanitaire…

Oui, il y a toujours ce climat particulier, en tout cas très différent. Qui use un peu plus psychologiquement. Moi, je le ressens surtout par rapport à l’absence des supporters. Au début, ça allait, mais avec le temps, ça commence à peser. Car on aimerait vraiment partager avec eux ce que nous sommes en train de faire de bien. Je regarde les réseaux sociaux et je vois que les supporters sont toujours là. Ça nous pousse et tant mieux car ça joue un peu sur nos nerfs.

C’est un vrai manque pour le footballeur que vous êtes ?

Carrément. Il manque une pièce au puzzle dans notre métier. On fait quelque chose de pas mal avec ce groupe. Mais le faire devant un public et sentir que les supporters te poussent dans les moments difficiles, ça nous donnerait encore plus d’ailes. Jouer sans public, ce n’est pas ce pour quoi on joue au foot, en fait. On veut donner du plaisir aux gens. Sans public, la saveur n’est pas la même. Mais jusqu’à maintenant, on arrive à rester concentrés. Et sur ce plan, la coupure de Noël est vraiment bénéfique. Car dans le climat actuel, les informations que l’on reçoit qui évoquent un troisième confinement, ça nous travaille. On fait attention, on serre les dents. Parce qu’il faut rester compétitif.

Faire reposer le corps une semaine a-t-il vraiment une incidence ?

Oui. Car depuis que l’on a repris cet été, nous n’avions jamais arrêté. Donc couper 6 jours, ça fait du bien. J’ai fait un peu de sport, mais j’ai surtout passé du temps avec mon fils et mes proches. J’ai senti les bénéfices de cette pause, surtout psychologiquement. Quand tu es en famille, tu penses plus au Covid et aux malheurs qui frappent les gens.

Le foot reprend ses droits. Mercredi, vous allez à Lille pour commencer un mois de janvier très copieux…

Je vois d’abord ça comme des super matches à jouer. Ce sera à nous de bien les négocier. Ce mois peut nous donner un peu d’air pour février et la suite. Lille, Monaco, Paris et même Bordeaux, c’est du costaud. On devra rester dans la ligne de ce que l’on fait depuis le début du championnat. Être solide et aller chercher des points là où on pourra.

Vous parlez de solidité, on sent aussi une forme d’harmonie dans ce Sco-là…

Oui, j’aime bien ce mot. Le coach avait bâti une « équipe type », mais tous les changements qu’il opère fonctionnent bien. Cette harmonie engendre une force collective qui fait que tout le monde se met dans le moule et ça nous réussit bien. Ce sont ces valeurs-là qu’il faut maintenir pour faire une saison intéressante.

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