Un homme dans le match. C’était la belle histoire du soir. Aloys Fouda, 20 ans. Jamais vu sur une feuille de match professionnelle jusqu ‘ici, a été directement propulsé titulaire face au vice-champion d’Europe.

Un sacré pari que celui tenté par Pascal Dupraz. Même si tout est relatif : avec Armougom blessé, avec Mbengue disponible mais auteur la semaine dernière à Amiens d’une rentrée absolument catastrophique, le vide est quasi sidéral à gauche. Et comme Vandermersch, qui aurait éventuellement pu dépanner, était réquisitionné dans la défense à trois. C’est en 2018 que Aloys Fouda découvert par Loic Perrard lors du fameux Concours des jeunes talents G8 Cameroun organisé par Maxime NANA (agent Nkoulou, Zambo Anguissa, Moukandjo…), débarque au Stade Malherbe de Caen. Le jeune Camerounais était l’un des meilleurs joueurs de la réserve en N3 il y a deux ans, en tant que latéral gauche. Cette saison, ce droitier n’avait que 7 matches de N2 dans les jambes, avec la réserve jusqu’en octobre… Au sein d’une équipe ou pas moins de six très jeunes joueurs étaient issus de la formation locale, quasiment un record, les prestations de Beka Beka derrière et surtout Lepenant au milieu n’auront pas manqué d’attirer de nombreux regards. Fouda, lui, a évolué en piston gauche du 3-5-2 malherbiste.

Enfin, surtout défenseur gauche d’un 5-3-2, vu la configuration du match. Forcément un peu fébrile, le novice a eu les pieds qui brûlaient sur les quelques transitions normandes. Mais défensivement, dans la zone de Sarabia et Florenzi, il a rarement lâché sa concentration, bien aidé aussi par la compacité d’un bloc organisé comme il se doit en pareilles circonstances. Et quand Paris a daigné accélérer un peu, c’est lui qui est venu couper un ballon brûlant de Neymar dans la surface (33e). Ce fut un Caen bien dans ses plans qu’on aura vu hier soir, capable de faire mieux que résister au PSG. Sur le but parisien de la 48′. Neymar avait filé côté droit, loin de Fouda C’est d’ailleurs dans cette zone que Paris a créé le plus de grabuge. Le jeune Camerounais a même cru toucher le jackpot, quand Florenzi est venu lui enlever une énorme balle d’égalisation (75′), sur sa première incursion dans la surface, cinq minutes avant sa sortie… Fouda devra forcément être revu rapidement, dans un autre contexte. En tout cas, il se souviendra toute sa vie de cette soirée du 10 février.

 

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