Réaction du patron de la fédération camerounaise de football après la signature du contrat avec Le Coq sportif, nouvel équipementier des sélections nationales de football pour les quatre prochaines années.

Quelle différence faites-vous entre un mémorandum d’entente qui a été signé en avril et le contrat dont on parle aujourd’hui ?

Le MOU qui signifie Memorandum of understanding ou lettre d’accord, c’est une pratique extrêmement courante dans le monde des affaires Quand on n’a pas le temps de préparer un contrat matériel et de le signer alors qu’il y a urgence, on signe un pré-contrat et c’est une lettre qui engage les deux parties Et sur ce titre-là, nous avons signé en février, cette lettre d’intention, qui, d’ailleurs confirme dans ses dispositions, que cette lettre d’accord vaut contrat. Il y a un article qui précise bien que cette lettre, ce Memorandum of understanding vaut contrat. C’est quelque chose qui se fait pour aller vite et pour ne pas bloquer les choses. Monsieur Patrick Ouyi vous a rappelé dans quel contexte nous avons commencé les négociations. A deux-trois mois de la Coupe du Monde, il était impératif pour nous à ce moment-là d’avoir l’assurance et la garantie que l’équipementier allait nous fournir les équipements nécessaires pour la compétition. Mais il fallait bien qu’un accord soit paraphé. Ce mémorandum est ce qui nous a permis de réaliser ce que nous avons fait pendant ces 6-7  mois, c’est-à-dire, respecter nos engagements réciproques. C’est pour ça que nous avons continué en toute quiétude malgré tout ce qui a été dit. Nous avions l’assurance parce que nous savions que nous avions pris des engagements avec le partenaire sur la base de cette lettre d’accord qui est un document de quatre ou cinq pages mais qui résume ce qu’il y a dans le contrat. Et le contrat ne vient que justement décider définitivement de ce que nous avons pris comme engagement l’un vis-à-vis de l’autre.

Que rapportera ce contrat à la FECAFOOT sur le plan financier ?

Pour revenir sur cette question, j’assure que les intérêts de la fédération ont été préservés et ce contrat est un bon contrat pour notre institution. Nous avons eu des discussions très âpres qui ont vraiment abouti à un résultat important. Encore une fois, nous sommes pris dans un engrenage des engagements que nous avons pris, la clause de confidentialité ne nous permet pas de dévoiler les montants mais je puis vous garantir qu’il y aura un appui financier, là, ça existait déjà dans le contrat avec l’ancien équipementier mais nos intérêts ont été vraiment préservés. C’est une chance pour nous d’avoir eu cette opportunité, à ce moment précis de pouvoir signer ce nouveau contrat. Croyez-moi, pour ceux qui connaissent bien le métier, c’est un bon contrat.

Vous aviez récemment fait savoir que la Fédération camerounaise de football était endettée à hauteur de 900 millions. Est-ce que ce contrat vous permet tout au moins d’éponger cette dette-là ?

La dette est une dette, elle est colossale comme je l’ai dit. Mais ce n’est certainement pas avec ce que nous donne le Coq Sportif qu’on va résoudre ce problème. Mais c’est un problème qui va être réglé au moment opportun. Des fonds qui proviendront de ce contrat sont destinés au développement du football au quotidien, nous aider à participer à tous nos engagements sportifs, le calendrier est assez chargé. Oui, j’avais pris l’engagement d’être transparent, c’est clair mais à un moment donné, vous le savez, un contrat, c’est entre deux parties. Donc, je ne peux pas, à mon niveau, prendre l’engagement de divulguer les dispositions d’un contrat alors que nous avons, d’un commun accord, décidé de garder la confidentialité. Permettez-mois de ne pas pouvoir, sur ce cas précis, ne pas respecter un engagement parce que nous sommes deux dans le contrat. D’ailleurs, si vous vous souvenez, nous avons signé avec d’autres partenaires, ça a été quand même problématique. Le contrat c’est deux parties Quand les deux parties s’engagent, il ne faut pas le violer le lendemain, juste après l’avoir signé.

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