Le Président de la Fédération camerounaise de football, Seidou Mbombo Njoya souhaite obtenir de la Commission fédérale d’homologation et de discipline, une sanction d’interdiction de toute activité relative au football, à l’encontre du président de AS Fortuna de Yaoundé. Il s’agit peut-être de prendre sa revanche contre celui qui affirmait récemment que les résultats des championnats professionnels au Cameroun étaient manipulés.

Une vidéo montrant Roger Minala, le président d’AS Fortuna assenant une gifle à Tombi Alemi, attaquant de l’Union des Mouvements Sportifs de Loum à la fin de la rencontre ayant opposé les deux formations pour le compte de la 25ème journée du championnat Elite One, le dimanche 1er mars 2020, continue de faire le tour de la toile, suscitant indignation et colère chez les acteurs et observateurs de la scène footballistique camerounaise. Tous ou presque sont unanimes sur le fait que rien ne saurait justifier un tel acte de la part d’un dirigeant de club, censé afficher un comportement exemplaire. Beaucoup réclamaient depuis lors, une sanction sévère à l’encontre du patron du club de Yaoundé.
Celle-ci ne saurait peut-être tarder, puisqu’un communiqué publié sur le site internet de la fédération dans la journée du vendredi 6 mars 2020, indique que le président de l’instance, Seidou MBOMBO Njoya, a enclenché en date du mercredi 4 mars, deux procédures disciplinaires auprès de la Commission fédérale d’homologation et de discipline contre le président Roger Minala, pour coups et blessures à l’encontre du joueur Tombi Alemi. « L’objectif est d’infliger à l’accusé, la sanction d’interdiction d’exercer toute activité relative au football », peut-on lire dans le document. En attendant le verdict qui sortira de la commission fédérale d’homologation et de discipline, Seidou Mbombo Njoya a engagé une requête d’urgence pour les mêmes faits « avec l’objectif de suspendre provisoirement le mis en cause ». La FECAFOOT explique qu’après exploitation des rapports de ce match, tout indique que tout a été perturbé par le « mauvais comportement » du président d’AS Fortuna.
Début février, le président d’AS Fortuna faisait des révélations pas assez étayées sur la manipulation des résultats du championnat. «  Je suis parmi ceux qui disent ça haut et fort : les matchs sont des matchs achetés, les arbitres, certains d’entre eux sont suffisamment trempés, il y a les paris sportifs qui se jouent dans notre football. On a plongé notre football, notre championnat est un championnat clopin-clopant. » Déclarait-il au micro d’Olympia Sport, une émission produite par Boney Philippe sur Amplitude FM à Yaoundé. Avant de poursuivre. « A quand le footballgate au Cameroun? Ça va arriver ! Le football est en train de monter. Dans toute cette entité, AS Fortuna que je dirige ne peut être que la conséquence de toutes ces malaises-là dans une politique où on n’est pas compris, où on est détesté, où on est mal aimé, où on est mal accompagné, où on n’est pas soutenu malgré tout ce qu’on fait comme effort.»
Une sortie tonitruante qui le plaçait dès lors dans le collimateur de la Fédération. L’incident survenu le 1er mars à Loum apparait ainsi comme du pain béni à la Fédé qui pourrait s’en servir afin de régler ses comptes à Roger Minala. Le 6 février 2020, l’institution qui gère le football au Cameroun avait déjà saisi d’une lettre, l’auteur des révélations afin qu’il « apporte les preuves de ses allégations ». Le patron du club, avant-dernier au classement de l’Elite One risque très gros.

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