Le secrétaire général du Cercle des présidents et promoteurs du football jeune, Samuel Dalle par ailleurs président  de club AJSAC DE DOUALA , a accepté faire le point sur l’attente de l’appui financier de la FECAFOOT à destination du football amateur qui tarde à se concrétiser.

Est-ce que les clubs amateurs ont déjà perçu l’appui promis par la FECAFOOT pour soutenir les joueurs dans cette période marquée par le Covid-19 ?

Je vous dis merci de nous donner cette opportunité pour nous exprimer. En ce qui concerne les subventions, nous ne pouvons pas vite aller en besogne. La FIFA a envoyé les subventions aux fédérations. Nous attendons encore ce que la fédération va nous dire. Parce qu’à l’heure actuelle, il est déjà question pour la fédération de voir si le championnat va continuer ou alors il sera arrêté. Il faut répondre rapidement à la CAF. C’est sûr qu’ils ont notre dossier sur la table. Nous leur faisons confiance, nous savons qu’ils ont pris en compte les plaidoyers de l’ensemble des clubs amateurs du Cameroun. Hier par exemple, nous avons perdu une joueuse du club Estuaire du grand docteur président Ferdinand Ngoh. Elle est décédée des suites d’anémie, elle était souffrante. Vous voyez donc la précarité dans laquelle nos enfants sont exposés. On demande vraiment un soutien financier qui pourra nous permettre de tenir pendant cette période difficile. Vous savez, la majorité de ces enfants sortent des familles difficiles. Et le poids pèse beaucoup sur nous les promoteurs. On doit jouer le rôle de père de famille. Et c’est ce que nous attendons également de la fédération camerounaise de football. Qu’elle gère l’ensemble du football, nous ne demandons pas grand-chose, nous souhaitons juste que les clubs soient considérés à part entière. Nous savons déjà que les clubs professionnels sont professionnels, nous les clubs amateurs, nous nous battons. Il est important que l’Etat jette un regard favorable sur ce football amateur, c’est un appel que nous lançons pour que le sport ne soit pas abandonné parce que pour qu’un joueur arrive au niveau professionnel, il passe d’abord dans un centre de formation pour pouvoir briller demain.

Nous attendons la réaction de la FECAFOOT. Nous savons que le président a pris en compte nos plaintes, comme il nous a fait savoir par son secretaire général, qu’ils sont en train de voir comment ils pourront faire pour nous venir en aide. Heureusement la FIFA a réagi, nous nous disons qu’à ce niveau, il sera difficile qu’ils trouvent une autre excuse à l’encontre des clubs amateurs.

Qu’est-ce qui, selon vous, peut expliquer que la FECAFOOT mette autant de temps pour vous venir en aide ? Elle n’a pas tardé pour aider les clubs professionnels.

C’est vrai nous voulons que la fédération nous aide, mais il faut tenir compte également de la situation dans laquelle l’équipe dirigeante de la fédération s’est retrouvée lorsqu’elle prenait fonction. Ils ont trouvé les caisses vides, selon les nouvelles qui nous parviennent. Maintenant si les caisses sont vides, est-ce une raison pour laisser tomber le football ? Je dis non. Nous ne pouvons ne pas crier sur eux, puisque c’est eux qui ont la gestion de ce football. Tous nos problèmes sont dirigés vers eux. Ils ont la charge d’organiser le football au Cameroun, si ce football n’est pas bien organisé, c’est sur eux qu’on adressera des plaintes. S’il y a une subvention, c’est toujours à eux qu’on devra tendre la main. Je ne pense pas qu’ils sont de mauvaises foi. Mais je me dis qu’ils ont quand même négligé cette couche de notre football. Il est question qu’ils se réveillent pour prendre en charge ce pan du football camerounais.

Nous savons que le dossier est sur la table et l’ensemble des présidents du football amateur, du football féminin Ligue 2, tous sont en attente. Tous les clubs sont en attente. On ne veut pas grand-chose, on veut juste accepter le geste de père à l’endroit de ses enfants. Nous nous battons pour ces jeunes joueurs et non pour nous. Nous les acteurs du football amateur, nous souhaitons même qu’ils nous demandent des comptes, des numéros Orange Momey des parents des joueurs ou des joueurs s’ils en ont. Il faut savoir que la majorité de ces joueurs sont des mineurs. Que nous encadrons. Nous sommes ouverts. Qu’ils disent même que les enfants viennent avec leurs parents décharger un franc, nous ferons cet effort à conduire les enfants à leur niveau. Nous souhaitons qu’ils apportent un plus à ces enfants. Nous les présidents et promoteurs des clubs amateurs avions déjà l’habitude et culture du sacrifice. Nous le faisons déjà assez et nous allons continuer à travailler.

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