Recruté à la tête de l’Union sportive de Douala pour remplacer Daniel Walinjom qui a accepté une séparation à l’amiable après les mauvais résultats obtenus lors des dernières journées, il revient sur les raisons qui l’ont poussé à accepter ce challenge et l’ambition qu’il entend incarner à la tête de l’encadrement technique des Nassara Gamakai.

Vous héritez d’une équipe qui connaît un mauvais début de saison et qui a besoin d’être redressée. N’est-ce pas une mission difficile?
Vous savez, dans le football, aucune mission n’est facile. Même quand vous êtes à la tête d’une équipe qui est en haut du classement, vous avez une mission autre que d’être en haut. Aujourd’hui on est dans une équipe qui n’est pas dans une bonne posture mais je suis tout à fait persuadé que l’équipe a de la qualité pour sortir de là où elle est. Je vais d’abord féliciter le travail qui a été fait auparavant par l’entraîneur Daniel Walinjom, il a fait un énorme travail dans ce groupe et je vais simplement continuer dans la même lancée mais tout en cherchant à avoir des résultats parce que c’est là le plus important. Mais je peux vous rassurer que l’équipe a de la qualité et avec eux, on aura beaucoup de plaisir pour travailler

Vous héritez d’une équipe de l’Union de Douala à pression…

Oui, vous le savez bien, l’Union, ce n’est pas une équipe comme les autres. On est habitué à cette pression et le problème, c’est de ne pas tomber tout de suite dans l’euphorie et croire que les choses seront faciles. C’est une équipe qui aime les résultats et on est obligés de produire ces résultats… ce n’est que les résultats qui justifieront notre présence ici.

Vous avez déjà vu cette équipe de l’Union jouer depuis le début de la saison, avez-vous déjà une idée de la thérapie que vous allez appliquer pour tenter de la sortir de cettea mauvaise passe?

J’ai vu cette équipe de l’Union de Douala jouer contre Coton sport de Garoua à Limbe et c’est là dessus que je m’appuie, notamment les qualités individuelles de ces joueurs pour dire que qu’on peut aller loin, ce qui est très important pour moi. Collectivement, on peut bâtir un très bon groupe. Individuellement, ils sont vraiment bons, ils ont de la qualité, c’est pour ça que je n’ai pas hésité à donner mon accord au président Franck Happi. J’ai été aussi approché par plusieurs équipes que j’ai vu jouer, j’ai décliné leurs propositions, mais quand l’Union de Douala est arrivée avec ce que j’ai vu à Limbe contre Coton (2-2), j’ai été satisfait par la qualité du jeu qu’ils ont déployé. Je vous rassure qu’avec le travail qu’on fera, on ramènera les résultats.

Vos débuts sur le banc des Nassara seront chauds avec une affiche Union-Canon… pas facile pour un baptême du feu non…

C’est une bonne chose. Venu tout de suite et tomber dans un match où la tension sera élevée, où les gens veulent absolument voir ce qui va se passer. Je suis content que ce soit une affiche de cette envergure mais je vois rassure qu’il est question maintenant de pouvoir bâtir un groupe pour que les résultats soient constants, on va essayer de tout faire pour jouer un match comme celui de dimanche. In faut déjà qu’on essaie de voir dans quelle mesure cette équipe fera le championnat qu’on attend d’elle.

En début de saison, vous aviez dit que vous n’étiez pas encore prêt à vous réinstaller sur un banc de touche au Cameroun. Qu’est-ce qui peut avoir expliqué ce revirement ?

Ça me fait plaisir que vous me posiez cette question. Je crois que vos confrères et amis avec qui vous travaillez doivent parfois relayer l’information comme il se doit. J’ai été approché par une presse locale à laquelle j’ai donné une appréciation par rapport à mon avenir, je leur ai fait comprendre que je n’étais plus motivé à travailler avec une équipe qui n’est ni ambitieuse ni structurée. L’information a été très mal relatée. Dire que Richard Towa a déclaré qu’il ne pouvait plus travailler avec un club, ce n’est pas vrai. Ce n’est pas ce qui a été dit, c’est pour cette raison que je trouve une équipe comme celle de l’Union de Douala qui rentre dans le contexte avec lequel je veux travailler: travailler avec des jeunes, structurer l’équipe de manière à bénéficier de l’apport de ces jeunes sur le plan économique. Il est question de travail pour que l’équipe soit capable de s’autofinancer. C’est pour ça que je dis que le concept cadre avec ce que je veux faire. Vous savez, des équipes veulent simplement gagner les matches sans avoir une idée de ce qu’elles veulent devenir le lendemain. J’ai eu à travailler avec plusieurs clubs et c’est pour cela que je suis content de pouvoir prendre les rênes de l’Union de Douala parce que c’est une équipe qui est ambitieuse avec des jeunes joueurs qui peuvent évoluer même plus tard au seins de plusieurs de nos sélections nationales.

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