Dans une vidéo devenue virale sur la toile, l’ancien Lion Indomptable Alexandre Song a porté à l’attention du public certaines histoires rocambolesques vécues par lui-même dans la tanière, lors de son passage en sélection nationale. Dans son échange avec un internaute, le milieu de terrain du FC Sion révèle qu’un coéquipier, pour ses besoins personnels, avait un garde-du-coup armé lors d’un stage de l’équipe nationale.

L’échange est surréaliste. Alexandre Song, révélation de la CAN 2008 au Ghana, a mis tout dehors dans un échange avec un internaute dans les réseaux sociaux. L’ancien numéro 17 des Lions Indomptables est revenu sur les histoires vécues dans la tanière entre 2008 et 2010. Ses révélations sont renversantes et donne encore plus de poids à l’ouvrage du journaliste Jean Bruno Tagne « Programmés pour échouer » publié juste après la campagne foireuse à la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud où le Cameroun fut éliminé dès le premier tour.

En effet, l’ancien international camerounais fait part des anecdotes de la tanière parmi lesquelles, celle de la préparation de la sélection nationale pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Logés à Mbankomo pour peaufiner leurs armes afin de mieux représenter le Cameroun au premier mondial en terre africaine, Alexandre Song raconte avec des noms codés, dont on peut aisément ressortir les personnages cités, des scènes terribles mettant en exergue un coéquipier « Bantu » (Samuel Eto’o) qui était arrivé au stage avec un garde-du-corps. « Je n’ai jamais vu ça de ma vie mon frère. Tu arrives en sélection, un joueur comme toi a un garde du corps qui a l’arme ? Même le garde de Paul Biya à la Présidence ne fait pas apparaitre l’arme. On est là-bas entre nous et le gars a l’arme », a-t-il confié comme pour s’en étonner. Un fait qui dénote du désordre qui avait fait son lit dans la tanière et dont l’un d’entre eux avait tous les passe-droits sous la bénédiction des autorités sportives du Cameroun.

Ce garde-du-corps, d’après le récit du neveu de Rigobert Song, n’était pas seulement là pour assurer « la sécurité » du capitaine Samuel Eto’o, mais aussi pour neutraliser les coéquipiers qui s’attaquaient à lui. Au bout d’une altercation entre Stéphane Mbia « Chip Chop » et Eto’o, l’ancien buteur de l’Inter Milan a ordonné à son garde-du-corps de menotter l’ancien défenseur de l’Olympique de Marseille. « Une fois, on est en stage à Mbankomo, on va manger. Quand on finit, Chip Chop est assis dans le couloir. Le Bantu l’appelle qu’il veut lui parler avec Achille Emana. Le Chip-chop dit « va là-bas avec vos trucs là, ne m’appelle pas dans vos conneries là ». Quand Chip Chop dit ça, le Bantu s’énerve et lance à Chip Chop : « je vais te frapper, tu montes, tu descends ». C’est là où Chip Chop se lève, il veut entrer sur le Bantu pour le Chacaliser (le battre, NDLR), nous on veut arrêter Sergent (Jean II Makoun, NDLR) pour que Chip Chop chacalise le Bantu. Sergent c’est un grand qu’on aime, il arrête Chip chop pendant que nous aussi, on est en train de l’arrêter pour qu’il chacalise le Bantu. Le Bantu appelle son garde du corps et dit : « Mon lieutenant, menottez-le », relate A Song dans son échange. Il fallut l’intervention de l’ex-gunner pour empêcher au lieutenant de passer les menottes à son ami et coéquipier Stéphane Mbia.

 « Imagine que le gars sorte l’arme comme ça et il tire sur un joueur. Comment un joueur peut demander qu’on menotte un autre joueur en plein stage ? Un joueur de surcroit qui n’a rien fait », ajoute-il. Il apparait désormais clair avec les révélations d’un acteur de la tanière que le vestiaire était divisé avant la coupe du monde. Alexandre Song l’a d’ailleurs reconnu dans l’échange. « Il y a que l’année 2008 qui était bien. A partir de 2009, c’était gâté, confie-t-il avant de préciser. Quand il (Samuel Eto’o) est devenu capitaine, personne ne parlait. Les gens parlaient dans les chambres ».    

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