Les Lionnes n’ont pas pu faire mieux que lors de leur première participation en 2015 au Canada.

En se rendant en France pour prendre part à la deuxième Coupe du Monde de son histoire, l’équipe des Lionnes indomptables avait un grand objectif, à savoir : faire mieux que quatre ans plus tôt (2015) au Canada. Cette année-là, alors que l’équipe tricolore honorait sa première participation à ce grand rendez-vous mondial, elle réussissait l’exploit de franchir le premier tour avant de se faire éliminer par la Chine en huitièmes de finale, le 20 juin 2015 à Edmonton. Nommé à la tête des Lionnes le 26 janvier 2019 soit à moins de cinq mois de la compétition en remplacement de Joseph Ndoko qui avait pourtant obtenu la qualification de l’équipe en terminant troisième à la CAN Ghana 2018, Alain Djeumfa tenait là, une mission pas tout à fait aisée. Après une entrée catastrophique dans la compétition, avec deux défaites lors des deux premières sorties face au Canada (0-1) et contre les Pays-Bas (1-3), Aboudi Onguene et ses camarades décrochaient miraculeusement leur qualification pour le tour suivant en disposant de la Nouvelle Zélande (2-1) le 20 juin 2019, grâce notamment à un doublé de Nchout Njoya Ajara.  Mais en huitièmes de finale, un autre miracle ne s’est pas produit face à l’Angleterre qui se débarrassait facilement des Lionnes (3-0).

Individualités

Sérieusement critiqué sur la qualité de jeu de ses filles et la gestion de son effectif,  la qualification pour le second tour, bien que cavalière sonnait comme une petite libération pour Alain Djeumfa qui pouvait se targuer d’avoir au moins  fait aussi bien que son mentor Enow Ngachu à la Coupe du Monde Canada 2015. Intérieurement et tel que sa joie très expressive pouvait le montrer, l’objectif personnel de l’ancien coach de New Stars semblait atteint. Malgré une production extrêmement moyenne, quelques individualités réussissaient tout de même à sortir du lot. A l’instar d’Estelle Johnson qui, pour sa première compétition sous les couleurs des Lionnes indomptables arrachait le leadership dans l’axe de la défense. Nchout Njoya Ajara faisait aussi parler ses qualités et offrait grâce à un doublé mémorable inscrit face à la Nouvelle Zélande, la qualification pour les huitièmes de finale.

Estelle Johnson : l’atout majeur

A la Coupe du Monde France 2019, Estelle Johnson participait à sa toute première compétition sous les couleurs des Lionnes Indomptables. La joueuse de Sky Blue FC aux Etats-Unis faisait partie des binationales ayant accepté de venir renforcer l’effectif de la sélection camerounaise dans la perspective de cette Coupe du Monde en hexagone. Dès sa première titularisation face au Canada, on l’a sentie techniquement et tactiquement au-dessus du lot. Avec un jeu propre, efficace aussi bien à la récupération qu’à la relance, elle a longtemps corrigé les errements défensifs de la capitaine Christine Manie.  A chaque fois, même lorsque le Cameroun se faisait battre, elle savait rester irréprochable. Alain Djeumfa peut notamment la remercier d’avoir permis de limiter les dégâts pour permettre au Cameroun d’accrocher au moins une place de meilleure troisième, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale. Très vite devenue incontournable dans la défense des reines de la forêt, Estelle Johnson continue de rendre satisfaction au public camerounais.

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