L’instance faitière du football camerounais ne semble toujours pas en mesure d’indiquer de façon claire si les compétitions domestiques iront jusqu’à la fin ou pas, malgré le délai fixé au 5 mai 2020 par la Confédération africaine de football (CAF) pour lui faire part des stratégies qu’elle a l’intention d’appliquer afin de finaliser ses compétitions.

Après l’annonce des mesures prises le 17 mars 2020 par le Premier Ministre Chef du Gouvernement pour lutter contre la propagation du Coronavirus, la fédération camerounaise de football n’avait pas attendu avant de décider de la suspension des compétitions de football à travers le triangle camerounais. Depuis lors, les championnats Elite One et Elite Two rendus respectivement à six et trois journées de la fin restent suspendus, tout comme le championnat de D1 féminin et ceux des Ligues régionales et départementales. Au niveau de l’instance faitière du football camerounais, l’on ne semble pas toujours avoir défini une stratégie pour la suite. Ces compétitions iront-elles jusqu’au bout ? Devra-t-on acter la fin de la saison en  appliquant le classement au quotient (ratio nombre de points pris par match) en Elite One et en Elite Two en l’occurrence ? Va-t-on déclarer la saison blanche, comme l’ont fait beaucoup de pays ? Autant de questions qui restent en suspens.   Pour le Président de la Fédération camerounaise de football, Seidou Mbombo Njoya, le sujet n’est pas prioritaire pour l’instant. « La question n’est pas ma priorité pour l’instant et encore moins celle du comité exécutif. Nous en débattons, nous réfléchissons sur les moyens de sortie de crise ou de reprise des championnats. A l’heure qu’il est, je peux dire que ce n’est pas notre priorité. Notre priorité, comme le Gouvernement, tout le monde est préoccupé par la pandémie et nous attendons voir toutes les mesures qui doivent être prises au niveau des autorités, en vue de la reprise et à ce moment-là, on prendra la décision qui s’impose. C’est encore trop prématuré pour pouvoir se positionner. » A-t-il déclaré mercredi aux médias.

Dans une correspondance adressée aux différentes fédérations sportives nationales, en date du 19 mars 2020, le Ministre des Sports et de l’Education physique appelait les responsables de ces associations à « bien vouloir réorganiser » le calendrier de leurs associations, dans le respect scrupuleux de toutes les mesures prescrites par le Premier Ministre dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus. Il appelait en outre à « envisager » un arrêt temporaire de leurs activités et plus particulièrement celles non essentielles. La FECAFOOT semble avoir opté pour la solution la plus logique, celle de l’arrêt complet des activités. Sauf qu’à un moment, l’on s’attendait à ce qu’elle simule les différentes possibilités ou fixe éventuellement un calendrier provisoire, sur la base par exemple de la date fixée par le Premier Ministre pour la reprise des classes, à savoir : le 1er juin.

Tout porte donc à croire que la réponse donnée à la CAF qui lui avait donné jusqu’au 5 mai pour faire part  des stratégies qu’elle a l’intention d’appliquer afin de finaliser ses compétitions, « qu’elles soient terminées ou annulées » a été évasive. « Nous n’agirons qu’en fonction de ce que le Gouvernement aura pris comme décision salutaire pour la santé publique. Le football, c’est secondaire, ce n’est pas le plus important aujourd’hui dans l’état dans lequel nous nous trouvons, c’est la santé avant toute chose. Arrêtons de s’emporter, nous prendrons les décisions quand il sera nécessaire de les prendre. Et croyez-moi, lorsque j’aurai la possibilité de prendre ces décisions, on le fera. »  A martelé le patron de la FECAFOOT. Une réaction qui ne rassure pas les fans et les acteurs du sport roi, privés de leur passion depuis bientôt deux mois.

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