Dans un contexte où le fonctionnement de nombreux clubs se rapproche de plus en plus de l’époque des fossiles, PWD de Bamenda se distingue progressivement et considérablement. L’organisation et le fonctionnement de l’équipe du président Pascal Abunde mérite d’être salués. 

Depuis son retour en première division, PWD de Bamenda opère un grand bouleversement dans les habitudes. Politique générale, fonctionnement, communication, beaucoup de choses ont changé. Le président Pascal Abunde et son équipe ont compris les enjeux de la professionnalisation d’une équipe de football et s’attèlent désormais tous les jours à poser les jalons qu’il faut pour y arriver. En vue de la prochaine saison, l’équipe se prépare de manière professionnelle. L’opération de recrutement se déroule comme chez les pros notamment sur le plan de la communication. Sur le plan technique, un plan de travail bien détaillé a été mis sur pied ainsi qu’un calendrier de matchs de préparation. Depuis lors, David Pagou et ses hommes travaillent donc en sachant où ils vont. Il faut ajouter à cette organisation beaucoup d’autres efforts. Dernièrement, c’était la présentation de la chaine de télévision du club et d’un bus qui prendra la mesure des problèmes de transport auxquels sont confrontés de nombreux clubs. Dans un contexte où les clubs sont enfouis dans un vieux régime d’amateurisme, les abakwa boys consentent ainsi des efforts louables et il faut certainement, s’attendre encore à d’autres surprises agréables. L’entrepreneurisation et la rentabilisation permettront au club de faire de grandes enjambées sur ce chemin de la professionnalisation.

C’est déjà un peu le cas à Garoua où la vie de Coton sport, un autre modèle du football camerounais, repose partiellement sur les épaules financières sur les sympathisants et autres travailleurs de la Sodecoton. Félicitation à ces clubs, qui bougent les lignes dans l’espoir qu’ils vont continuer à se démarquer dans ce contexte difficile.

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