Représentant du Coq Sportif à la cérémonie de signature du contrat équipementier avec la fédération camerounaise de football, Patrick Ouyi, Directeur marketing de la marque  a tenté d’éclairer quelques zones d’ombre autour de ce partenariat, au cours de la conférence de presse qui a sanctionné l’événement.

Quelle différence faites-vous entre un mémorandum d’entente qui a été signé en avril et le contrat dont on parle aujourd’hui ?

Pour nous, à partir du moment où nous l’avons signé, nous nous sommes engagés contractuellement et c’est un engagement qui est réciproque. Dans les communications que j’ai pu lire d’ici, effectivement, il y avait une impression que ça voulait dire que le contrat n’était pas signé et que ça ne donnait pas. Moi, je puis vous dire que dans mon expérience, il y a deux ou trois contrats que j’ai passé cinq années simplement avec le MOU parce que c’était suffisant parce que c’est un engagement entre les deux parties. Ce qu’il faut comprendre également, c’est que d’une part, la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) avait besoin de se sécuriser sur des engagements au niveau sportif, il fallait ça de manière irrévocable mais la réciproque valait également, c’est-à-dire qu’en aucun cas, le Coq sportif ne peut se mettre à livrer des équipements à partir du moment où il n’y a pas un engagement réel, on n’a pas ces moyens-là.   Donc, le MOU est une pratique connue, qui permet d’aller vite, qui est efficace, qui se concentre sur les éléments essentiels du contrat et rien dans la partie longue du contrat, puisqu’on passe de quatre pages à une trentaine de pages, le reste, c’est du discours juridique qui est nécessaire mais qui n’est pas du tout indispensable pour travailler. C’était la meilleure façon de fonctionner.

Qu’est-ce que la Fédération camerounaise de football gagne à travers ce contrat ?

Dans les contrats, il y a toujours une clause de confidentialité qui est réciproque, je n’ai pas le droit de donner les montants. Pour ma part, je ne le ferai jamais et je sais très bien que les journalistes font très bien de recouper beaucoup d’informations. Mais ce que je peux vous dire que sur la question de savoir ce que nous avons faire en plus du contrat, je l’ai expliqué tout à l’heure, dans le contrat, il n’est pas écrit que nous devons soutenir le développement du football féminin au Cameroun, je parle des clubs, pas de l’équipe nationale – mais nous, on est déjà engagé, on le disait encore ce matin,   on va livrer des équipements pour le championnat des filles qui est un championnat premium en Afrique, les jeunes également – dans notre contrat d’aujourd’hui, on n’a pas stipulé qu’on doit soutenir le championnat local des jeunes. C’est quelque chose qu’on va faire. Donc, la première année a servi à solutionner les urgences. On s’est rencontrés en mars, on a signé en avril, on a livré en juin, on a livré une nouvelle fois un  mois après, on a encore livré pour la Coupe du Monde des U17, ça c’était notre préoccupation numéro 1. A partir de maintenant, on va pouvoir écrire un plan plus normal qui va dans une dynamique plus classique mais on n’a pas attendu puisqu’on avait déjà commencé les deux initiatives. La troisième que je vous indiquais, et c’est là qu’il faut qu’on approfondisse, c’est l’idée de s’impliquer quelque part dans un projet qui le scolaire et le sportif, c’est quelque chose qui me tient à cœur. Tous ces projets-là, nous permettent de vous montrer ou du moins de nous impliquer au cœur du football camerounais, pas simplement au niveau des équipes nationales… et d’avoir un rôle qui n’est pas uniquement de porter les fruits des victoires parce que vous n’êtes pas sans savoir que le mécanisme des grands équipementiers d’aujourd’hui, n’est pas très compliqué : Est-ce que vous êtes visibles ? Est-ce que vous gagnez ? Est-ce que vous avez des stars dans votre équipe ? Lorsque vous avez ces trois combinaisons-là, bien sûr tout le monde arrive. Si vous êtes dans une phase de construction, en général, il y a un petit peu moins… Nous on choisit d’être là au moment où il y a un nouveau projet qui s’inscrit et une dynamique qui se fait.

Vous parlez d’une clause de confidentialité mais le précédent équipementier versait un milliard deux cent-cinquante millions de Francs CFA chaque année à la fédération. Juste pour savoir : est-ce que Le Coq sportif fait mieux ou moins  que son prédécesseur ? Aussi sur la durée du contrat, les quatre années évoquées débutent aujourd’hui ou alors, elles ont débuté au moment de la signature du MOU ?

Sur le temps, il reste quatre années. Donc, on va jusqu’à la fin de l’année 2023. Sur les montants, je vais vous répondre, je suis quelqu’un de très honnête sur ce genre de discussion, il y avait un précédent contrat qui existait, qui avait une valeur. Ce contrat a d’abord été rediscuté avec le partenaire qui était présent. A partir de ce moment-là, je ne sais pas ce qui s’est dit, tout ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas eu un accord qui a été trouvé. Et pour être très sincère, ça m’est égal. Moi, la chance que j’ai eue, c’est de rencontrer le président, la chance que j’ai eue, c’est qu’effectivement, il n’est pas en renouvellement, ça a été une chance pour Le Coq Sportif, ça a généré une opportunité et on a trouvé un accord de bons principes. Nous ne sommes pas une marque qui profite des situations, je pense que le contrat est bon. Mais encore une fois, je n’ai pas la possibilité de donner les montants. Par ailleurs, ils sont fluctuants… Je sais que partout dans le monde, on est obnubilé par les montants. Je vous répète que l’engagement du Coq Sportif ne se fait pas que sur la logique d’un investissement financier et la mesure de l’appréciation d’un équipementier ne doit certainement pas être uniquement là-dessus. C’est une manière trop simpliste de résumer : le monde d’aujourd’hui, ne parle que d’argent tous les jours. Donc, je ne suis pas sûr qu’on ait besoin de se focaliser uniquement là-dessus… Il est évident qu’il y a une contribution financière substantielle à côté de la production des équipements. C’est une évidence, le Cameroun est une équipe qui a révélé le football africain au monde et ce, pendant des années. Comme je vous l’ai dit, le montant, vous ne l’entendrez pas de ma voix pour la simple et bonne raison que les données contractuelles sont confidentielles et que c’est écrit dans ce contrat. J’espère que ces montants vont exploser avec les résultats. L’objectif d’un contrat comme celui-ci, ce n’est pas qu’on soit au minimum du contrat mais c’est le maximum qui est intéressant. Ça passe par les bons résultats à la CAN et la Coupe du Monde, donc, on croise les doigts pour ça et ça ne changera en rien notre engagement dans le quotidien du football camerounais.

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