Patrick Mboma était l’invité prestige d’ABK Radio, une station basée à Douala, capitale économique du Cameroun mercredi . Il a profité de l’occasion pour se prononcer et s’expliquer sur plusieurs sujets qui l’ont concerné ces derniers jours, voire ces derniers mois. Le dernier en date, n’étant autre que ce petit « ping-pong »  auquel il s’est livré la semaine dernière sur les réseaux sociaux avec son ex coéquipier en sélection camerounaise, Samuel Eto’o. Sa récente candidature au poste de sélectionneur des Lions Indomptables a aussi évoqué, tout comme son coup de ciseaux retourné en amical contre la France au Stade de France, il y a 19 ans.

Quelques extraits de son passage

Sur Roger Milla

« Je suis un successeur de Roger Milla, j’ai la chance d’être derrière lui chronologiquement, je parle de chance parce que c’est lui qui a ouvert la voie au football africain, celui de la confiance en soi, celui de l’exploit et du succès. Ça c’est du Roger Milla et pour cela, on peut lui dire merci et c’est pour cela que je l’honorerai toujours. Maintenant, vous le savez, je ne pense pas être le meilleur attaquant de l’histoire du football camerounais, je pense qu’il y en a devant moi, je pense à lui, je pense à Samuel Eto’o, je ne peux pas me mettre sinon vous allez penser que je vais me mettre en trentième position.

Sur son but au stade de France

Je pense que le but, dix-neuf ans plus tard est encore dans les mémoires et que l’extase qu’a ressenti à ce moment mon ami, ensuite Mourad Zeghidi le journaliste qui a crié et puis on a repris ça maintes fois. D’ailleurs, j’ai un petit message : il faut que les gens soient conscients que ce but-là, je l’ai vu et revu et je passe mon temps à recevoir les gens qui m’envoient ce but là comme si je le découvrais. Donc, arrêtez de m’envoyer ce but (rire…), je n’ai pas fait que ça dans ma carrière. J’ai quand même inscrit 33 buts en en 56 sélections. Je pense à en avoir mis de beaux et peut-être même plus important parce que ce n’était qu’un match amical. C’était quand même une sacrée affiche. Il est rentré dans l’histoire, ça je n’en disconviens pas, ça je le prends de gaité de cœur.

Sur sa candidature au poste de sélectionneur des Lions

Aujourd’hui, je n’ai aucune intention de me représenter en tant que candidat sélectionneur mais vraiment aucune intention, c’est juste une question de timing, à un moment, je pensais que c’était le moment et aujourd’hui, sans état d’âme ni regret, je ne pense pas que c’était aussi le moment que je l’imaginais et ensuite, je pense pouvoir rendre des services pas nécessairement assis sur un banc de touche. Je veux rendre des services au Cameroun mais quand je dis ça, il faut comprendre que je ne demande pas une faveur. C’est le cœur et j’ai l’impression que très souvent, on confond mon envie de faire pour le Cameroun avec un besoin ou de reconnaissance ou d’un poste ou d’un travail. Je pense que le Cameroun est bien entendu dans mon cœur mais il ne faut pas comprendre que je suis d’abord à la solde de mon pays et puis, à la recherche d’un confort que je sais pouvoir aller trouver aux quatre coins du monde.

Sur ses rapports avec Samuel Eto’o

Je ne comprends pas moi-même les rapports que j’ai avec Samuel Eto’o ou plutôt la façon dont il gère ses rapports avec moi. C’est une personne que je trouve généreuse. C’est quelqu’un dont j’ai toujours dit ce que je pensais en bien. Je ne me rappelle pas l’avoir attaqué publiquement. Et la sortie de la semaine passée me surprend d’autant plus qu’il part sur un mauvais postulat. Je n’ai jamais dit que Seedorf avait un problème d’expérience. J’ai dit que je ne savais pas que Clarence Seedorf connaissait l’Afrique et spécifiquement le Cameroun. Donc, c’est à lui-même que j’ai dit ça au moment de la nomination. Il m’a appelé et il m’a demandé ce que j’en pensais et je lui ai répondu comme ça.

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