L’ancien international camerounais, ex membre de l’écurie de Pape Diouf regrette le départ d’un « monument » qui avait encore à donner au football en Afrique et dans le monde.

Comment avez-vous appris le décès de Pape Diouf ?

Permettez-moi de transmettre mes condoléances les plus sincères à la famille de papa comme je l’appelle encore aujourd’hui malgré son départ aussi subit qu’imprévisible. C’est de retour d’une visite chez un ami que j’ai appris la triste nouvelle en consultant les informations sur mon téléphone. Quand j’ai vu sa photo, j’ai pensé à tout sauf à son décès. Je n’en revenais toujours pas jusqu’à mon domicile où j’ai été conforté dans ce que je redoutais déjà. En effet, mon épouse m’a accueilli avec cette terrible et effroyable nouvelle, Pape Diouf est mort ! Pris de panique  j’ai balancé mon téléphone et ce n’est que plusieurs minutes plus tard que j’ai contacté Patrick Mboma pour m’entendre certifier que papa était effectivement parti. La suite n’était que pleurs et émotions devant les chaines de télévision du monde entier qui lui rendait un hommage à la dimension de l’illustre personnage qu’il a été.

L’émotion était à son comble n’est-ce pas ?

 C’est une succession de sentiments qui se sont entremêlés dans mon esprit. D’abord la surprise, la détresse, l’émotion et un étrange sentiment de solitude. C’est dur d’être orphelin et je n’ai pas fini d’affronter tout ça. Il me faudra du temps.

Dans quelles circonstances avez-vous fait sa connaissance ?

 A mon arrivée en France à Saint Etienne,  j’ai été pris en charge par Ferdinand Makota qui m’ a présenté Papa Diouf. Je vous passe les détails mais on ne s’est plus quitté.

A-t-il influencé votre carrière ?

 Influencer c’est peu dire, c’était mon mentor, il m’a pratiquement tout appris du monde professionnel, d’ailleurs je ne le remercierais jamais assez pour tout cet investissement dénué d’intérêt. Ces moments exceptionnels, comment les oublier? J’ai été encadré par pape sur tous les plans, il me donnait des orientations pour les matches, débriefait mes prestations, me faisait rencontrer d’autres joueurs pour échanger et acquérir l’expérience que je n’avais pas, plus qu’un père pour un fils.

Quel souvenir gardez-vous de lui ?

 Je garde le souvenir d’un homme qui avait une grande connaissance du football mondial et de la vie en général. Qui avait les mots justes pour vous remettre d’aplomb. Croyez-moi le monde et l’Afrique viennent de perdre un monument.

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