Le portier de l’Ajax Amsterdam souhaite remporter la prochaine CAN prévue au Cameroun en 2021 avec ce statut.

Après son arrivée à la tête des Lions Indomptables, une des premières mesures du néerlandais Clarence Seedorf avait consisté à revoir la hiérarchie au niveau des gardiens de but. Titulaire incontesté sous l’aire Hugo Broos, Fabrice Ondoa, sacré meilleur gardien de la CAN Gabon 2017 remportée par le Cameroun cédait sa place à son cousin André Onana, au sommet de sa forme dans les buts de l’Ajax Amsterdam. La confiance a été renouvelée au portier du club d’Amsterdam par le portugais Antonio Conceiçao à son arrivée en octobre 2019. L’ancien pensionnaire de la Masia, le centre de formation du FC Barcelone pense que ce statut qu’il jouit depuis bientôt deux ans dans les cages de la sélection camerounaise est loin d’être usurpé. « Que ce soit avec Hugo Bross, que ce soit Clarence Seedorf ou Conceiçao, je pense que je mérite ma place de titulaire. Je ne dirai pas que c’est Clarence qui m’a imposé comme numéro 1, il ne m’a pas pris au quartier pour me mettre numéro 1. Je pense que j’ai mérité cette place. » A-t-il déclaré dans un entretien diffusé le samedi 11 avril 2020 sur les antennes de Canal+sport.

Comparant les styles des deux derniers techniciens des Lions Indomptables, André Onana a noté quelques différences notables. « Chaque personne est différente, chaque entraineur a son approche. Toni, c’est un entraineur qui est vraiment proche des joueurs, Clarence aussi. Mais je pense que Clarence, il est dur, c’était vraiment très difficile pour nous, avec deux séances d’entrainements parfois par jour, alors que tu as des joueurs qui ont joué toute une saison, la présaison qui se retrouvent à s’entrainer deux fois par jour… Au début, c’est bien mais à la fin, ça devient compliqué. Mais à la base, tout allait bien, quand il y a la victoire, elle cache tout. Quand il y a la victoire, tout le monde est content mais c’est quand le bateau chavire que tu commences à voir les vrais visages des gens. Avant cette défaite contre le Nigéria, tout allait bien. Le Cameroun, trois matches, zéro but encaissé, tout allait bien, on était les grands favoris. Mais après, c’est le foot, en quarante-cinq minutes, on a tout perdu. Mais par contre, avec Antonio, nous sommes tranquilles, c’est un entraineur qui est super-proche des joueurs, il nous donne notre espace… On est bien. On se retrouve, on vit bien, on passe beaucoup de temps en sélection, on discute, on prend du plaisir surtout et comme il a l’habitude de le dire, André, il faut prendre du plaisir et c’est ce que nous essayons de faire, on essaie de l’appliquer pendant les matches et jusqu’aujourd’hui, ça porte ses fruits. » A-t-il expliqué au cours de ce programme intitulé : « Droit dans le yeux ».

André Onana déplore par contre l’instabilité à la tête de la sélection nationale camerounaise. Une triste réalité qui ne saurait aider un technicien de football à pouvoir asseoir son projet. « Je pense que c’est important pour nous de faire confiance à un entraineur et qu’il vienne rester le plus longtemps possible. J’ai quatre ans à l’équipe nationale et j’ai connu quatre entraineurs et c’est difficile… J’ai connu Hugo Broos, j’ai connu Clarence Seedorf et j’ai connu Conceiçao, en quatre ans, j’ai connu quatre coaches et c’est compliqué. Si vous avez en quatre ans, quatre coaches différents, ça veut dire que vous avez quatre tactiques différentes. Vous pouvez avoir de bons joueurs mais à la fin, ça devient compliqué. Moi, j’aimerais qu’on laisse un coach le plus longtemps possible. Ce coach va s’habituer à ses joueurs et pourra développer ce qu’il veut. On doit faire confiance à ce coach et qu’il mette en place effectivement son plan de jeu. En un an, je ne pense pas que ce soit possible. Au football aujourd’hui, comme on dit chez nous, les victoires se préparent, les défaites aussi. » Fait-il remarquer.

Même s’il n’a pas encore réussi à faire oublier Fabrice Ondoa, un des héros du sacre de 2017 au Gabon, André Onana dont la première CAN sous le maillot tricolore s’est avérée catastrophique en Egypte (élimination du Cameroun en huitièmes de finale par le Nigéria), rêve de remporter la plus prestigieuse des compétitions africaines à domicile en 2021. Pour lui, cela vaudrait mieux qu’une Ligue des champions gagnée avec l’Ajax. « Gagner une CAN à la maison avec le Cameroun. Ce serait top, ce serait parfait. Vous savez, jouer devant sa famille, devant ses amis et devant nos parents, il n’y a rien de plus beau. C’est quelque chose qui sera gravé à vie. » Déclare-t-il. Un succès qui pourrait l’aider à oublier la CAN 2017 dont il aurait fait partie des vainqueurs s’il n’avait pas décliné la convocation de Hugo Broos.

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