Un communiqué suspendant le championnat féminin de première division en début de semaine à tôt fait de plonger la toute nouvelle Ligue de Football Féminin du Cameroun dans une crise. Après 9 journées, les présidents des 12 clubs ont décidé de faire un break si leurs revendications ne trouvent pas solution. Entre autre la subvention pour la saison en cours et les retombées de la dernière coupe du monde féminine en France. Comme si ça ne suffisait pas, une guerre d’égo à éclater entre la présidente Céline Eko et Thérèse Pauline Manguele, paralysant l’administration de cette jeune structure. La LFFC va-t-elle résister ?

Bien malin celui qui répondra à cette question à l’allure où vont les choses actuellement. Nouvel épisode en date, la désillusion des présidents de clubs convoqués jeudi au siège de la FECAFOOT, qui en sont rentrés bredouille, non sans une grosse dose de mépris.

Laver l’affront avant toute chose

Près de 7 heures d’attente dans les couloirs de la Fédération Camerounaise de Football, c’est le triste calvaire vécu par les présidents de clubs de première division féminine le 13 Décembre2019 à Tsinga. Convoqués par les dirigeants de la LFFC afin de résoudre les nombreux problèmes de leurs clubs, ces derniers ont plutôt été ignorés parce qu’apprend-on, le président de la FECAFOOT tenait une réunion préalable. Laquelle réunion a mis plus long que prévu. Sauf que les présidents de clubs se sont sentis humiliés, comme de vulgaires chiffons. Un problème de plus dont les dirigeants de la LFFC auraient pu se passer. Il faudra désormais restituer un climat de confiance et de respect avant toute chose. Pas gagné d’avance !

Où est passé le nerf de la guerre ?

Des promesses, rien que des promesses. Las, les présidents de club veulent désormais du concret. D’où leur position tranchée qui a conduit à l’arrêt du championnat. Selon nos sources, une somme d’1 millions 250 mille Francs CFA leur a été remise sur les 5 millions attendus pour débuter la saison. Si on calcule le cout de chaque match, on est déjà bien au-delà de la subvention de départ annoncée par le FECAFOOT. Au regard de ce qui précède, on est en droit de se poser la question de savoir, mais où sont passées les retombées de la Coupe du Monde féminine FIFA France 2019 ? Le projet Forward de la FIFA pour l’accompagnement du football féminin en Afrique ?
La fédération au travers de la LFFC va devoir régler ce problème en urgence avant que la FIFA ne s’y mêle, bloquant ainsi son appui. La posture des présidents de clubs est on ne peut plus claire. Cette fois, ils sont décidés à rester unis jusqu’à résolutions des problèmes inhérents à la tenue du championnat de première division féminine.

Deux poules dans la basse-cour, le coq en arbitrage !

Depuis quelques jours, Céline Eko présidente de la LFFC et sa secrétaire générale Pauline Thérèse Manguele se livrent à un spectacle désolant, par voie de communiqué. Une crise d’autorité dont la jeune ligue aurait pu se passer. Au centre des querelles, le contrôle des commissions et la gestion quotidienne du championnat. Une guerre de leadership qui a contraint le président de la FECAFOOT à intervenir. La fameuse réunion qui a eu lieu jeudi, aurait permis d’aplanir les différends entre Dame Eko et Pauline Thérèse Manguele. Selon nos sources, Seidou Mbombo Njoya aurait sérieusement remonté les bretelles à la SG de la LFFC, lui demandant de se cantonner à son rôle purement administratif et de laisser la présidente mener la barque sans sabordage. Les directives du président de la FECAFOOT seront-elles respectées à la lettre ? La démarche de résolution de la question du championnat, nous donnera des éléments de réponse assez vite.

FECAFOOT : A l’ère des contrats opaques !

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