Le Conseil d’Etat a décidé ce mardi 9 juin 2020 de suspendre les relégations d’Amiens et de Toulouse. Il a en revanche validé la décision de l’arrêt définitif du championnat, contestée par L’OL qui visait une place en compétitions européennes à l’issue de la saison.

Saisi fin mai par l’Olympique lyonnais, Amiens SC et Toulouse, le Conseil d’Etat s’est prononcé ce mardi 9 juin 2020, sur la décision de mettre un terme à la Ligue 1, prise le 30 avril  dernier par la LFP, après plusieurs semaines de suspension imposée par la crise sanitaire liée au Coronavirus. La décision de l’instance laisse un brin d’espoir à Amiens d’Aurélien Chedjou et Toulouse, puisqu’elle suspend leurs relégations prononcées après l’arrêt des championnats. Le juge des référés a estimé que « le conseil d’administration de la Ligue ne pouvait pas légalement se fonder, pour décider de reléguer les deux derniers du classement de la Ligue 1, sur le fait que l’actuelle convention conclue avec la Fédération française de football (FFF) prévoit une limite de vingt clubs, alors que cette convention prend fin le 30 juin prochain et qu’une nouvelle convention devra être signée ».

Le Conseil d’Etat ordonne à la LFP, en lien avec les instances compétentes de la FFF, « de réexaminer la question du format de la Ligue 1 pour la saison 2020-2021 […] et d’en tirer les conséquences quant au principe des relégations avant le 30 juin ». Reste maintenant à savoir si la Ligue 1 se jouera à 22 la saison prochaine pour permettre aux deux clubs qui contestent leurs relégations de garder leurs places au sein de l’élite. Beaucoup d’analystes se montrent peu optimistes quant à cette perspective, étant donné que la convention a été renouvelée lors de l’AG de la Ligue du 20 mai et elle prévoit toujours une Ligue 1 à 18 ou 20 clubs. « La Ligue va donc réexaminer la décision en se basant sur cette nouvelle convention et il y a peu de chances que la décision soit modifiée. » Alerte le journal l’Equipe.

Déception pour Aulas

En saisissant le Conseil d’Etat, les trois clubs français contestaient la  légalité de la décision de la LFP consacrant l’arrêt du championnat. Si Toulouse et Amiens trouvaient leurs relégations injustes, Lyon avançait un préjudice différent, lui qui visait une place européenne à l’issue des 38 journées. Jean-Michel Aulas, le président de la formation rhodanienne qui est lui-même monté au créneau, a dit tout le mal qu’il pensait de l’arrêt définitif du championnat, sans pour autant parvenir à convaincre le juge des référés. La plus haute autorité administrative a repoussé son recours. La saison 2019-2020 est bel et bien terminée. Le juge des référés a estimé « qu’il n’y a pas de doute sérieux sur la légalité de cette décision, qui pesait les avantages et les inconvénients d’un arrêt immédiat du Championnat, alors qu’une très grande incertitude affectait l’hypothèse d’un possible redémarrage des compétitions en temps utile ».

En ce qui concerne le classement établi en tenant compte des rencontres déjà disputées, le juge des référés du Conseil d’État « valide les modalités définies par la Ligue, notamment pour le classement du Championnat de Ligue 1, compte tenu notamment de ce que tous les matches de la 28e journée n’ont pu être joués ». Ainsi, le club de Karl Toko Ekambi peut dire adieu aux prochaines compétitions européennes, à moins de gagner l’édition en cours de la Ligue des Champions. Avant la suspension de la prestigieuse compétition européenne, le club rhodanien s’était imposé 1-0 à domicile face à la Juventus, en match aller des huitièmes de finale.

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