L’affrontement avant l’heure.

Ils ont été déclarés persona non gratta par les dirigeants de la fédération ivoirienne de football.

Les journalistes camerounais qui se sont déportés au stade La Paz de Malabo, ce jeudi matin n’ont pas pu vivre la séance d’entrainement de l’équipe de Côte d’Ivoire. La fédération ivoirienne avait laissé des consignes strictes aux agents de sécurité afin qu’ils ne laissent aucun homme de média camerounais accéder au stade. Même ceux qui y étaient présents avant l’arrivée de Hervé Renard et ses joueurs ont été expulsés sans ménagement.« Nous avons été très déçus parce que le plus important pour nous, c’est de satisfaire des milliers de personnes qui nous suivent mais on n’aura pas ces informations, ça dérange vraiment, ça empiète sur notre travail. Je pense qu’il faut revoir ce genre d’attitude pour permettre à tout un chacun de faire son travail », regrette Olivier Téko, cadreur d’ABK TV, une chaine basée à Bonamoussadi à Douala.

cote d'ivoire cameroun can 2015

Entrainements Côte d’ivoire- images prises du toit d’un imeuble

“On est venu couvrir la CAN et toutes les équipes devraient nous être accessibles. Et si la Côte d’Ivoire veut aujourd’hui travailler en vase clos, c’est très compliqué, d’abord pour la presse… ça nous désole et ça nous inquiète pour la suite parce qu’à cette allure, quand ce seront les quarts de finale ou les demis, on risque ne même pas avoir accès aux conférences de presse “ s’inquiète Mirabeau Mahop, journaliste à Canal 2 International. Pour les journalistes camerounais, il s’agit de signes qui prouvent que les dirigeantes ivoiriens n’ont pas encore digéré la raclée que leur équipe a subie face aux lions indomptables lors de la deuxième journée des éliminatoires, le 16 septembre dernier à Yaoundé.

Cameroun-Mali; can 2015 à Malabo

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