Pour Joseph-Antoine Bell, ancien international camerounais, le football doit beaucoup à Diego Maradona.

Diego Maradona était simplement le football à cette époque-là. C’est un joueur que les partenaires admiraient, les adversaires voulaient se hisser à son niveau, ils l’admiraient avant, pendant et après le match. C’était un garçon exceptionnel, exceptionnel par son talent, par sa vision de jeu, par sa compréhension de jeu. C’était une époque où on pensait qu’on pouvait opposer la technique au physique. Or, Maradona avait bien compris qu’on exprime sa technique que si on est bien physiquement. Avant une coupe du monde pour ceux qui savaient regarder, on voyait qu’il était bien affûté et c’est pour cela qu’il réussissait ses coupes du monde. Diego Maradona a beaucoup apporté au football directement et indirectement. Vous avez entendu tout à l’heure mon partenaire Bertin Ebwelle dire que les camerounais avaient utilisé tous les moyens pour arrêter Diego Maradona. C’est vrai. On avait utilisé tous les moyens pour qu’il s’exprime le moins possible et ce que nous savons c’est que grâce après ce match, le football est ce qu’il est aujourd’hui parce que c’est suite à la coupe du monde que la FIFA a mis en place la Task Force 2000 à laquelle j’ai eu le bonheur et le plaisir de contribuer pour changer les règles du foot. Les jeunes d’aujourd’hui ne savent pas que les règles étaient différentes. Après cette époque, la FIFA a décidé de sanctionner sévèrement le tacle par derrière, les actes d’antijeu, les cartons rouges directs parce que tous les moyens avaient été utilisés pour arrêter Diego Maradona. Et par la suite, à la fin de sa carrière, il n’avait pas de syndicat, la FIFA n’avait pas connu de syndicat. A la fin de la carrière de Maradona avec tout ce qu’il a connu, il avait estimé que le football ne l’avait pas suffisamment protégé. Il était celui qu’on connaissait dans les journaux de faits divers parce que le football ne l’avait pas protégé. Et donc il a voulu créer un syndicat de footballeur. Je me rappelle de ce match qu’on a joué en Espagne avec lui, Luis Fernandez; Eric Cantona et Roger Milla. On voulait créer un syndicat mais je crois que la FIFA a pris peur de ce syndicat qui venait plus en révolution et a fini par accepter la FIFPRO de l’avocat Jacques Bertrand qu’elle ne voulait pas régulariser et reconnaitre depuis longtemps. Donc je crois qu’on lui doit vraiment beaucoup de choses”, a réagi Jojo au micro de France 24.

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