Dans un entretien accordé à L’Equipe, Ganago Ignatius revient sur sa blessure et espère un bon retour sur les pelouses françaises. 

Comment avez-vous vécu votre entorse de la cheville gauche contre Saint-Étienne (2-0, le 3 octobre), qui vous a éloigné de la compétition pendant plus de six semaines ?

Avec la douleur ressentie sur le moment, je savais que ça allait être difficile de revenir. C’est arrivé au mauvais moment, car j’étais bon. Mon adversaire (Kolodziejczak) ne l’a pas fait exprès. C’est du passé. Au niveau cardio, je n’ai pas perdu car je travaillais beaucoup en salle à base de vélo et de corde. C’était plus compliqué au niveau des appuis. Je suis vif, explosif. J’ai besoin d’être solide à la base. Quand j’ai repris la compétition, ce n’était pas le top. J’étais obligé de faire avec alors que tout le monde m’attendait. Je savais que j’allais revenir au top. J’ai vraiment envie. Quand le mental est là, les jambes suivent. J’ai bossé comme un chien.

Où en êtes-vous aujourd’hui?
Je suis rentré(pendant la trêve) au Cameroun, à Douala. C’était très important pour me ressourcer. Le dépaysement, la coupure, j’en ai profité au maximum. Quand je suis rentré, on a attaqué directement les entraînements. Je me sens très bien. Comme si je repartais de zéro. J’ai oublié tout ce que j’ai fait de bien au début. Là, j’ai envie de faire un peu plus, mieux. Comme une nouvelle saison.

Comment jugez-vous l’éclosion d’Arnaud Kalimuendo pendant votre absence ?

Il y aura toujours de la concurrence. Ici, elle est saine. Si ce n’est pas Arnaud, c’est “Flo”(Sotoca), “Coco” (Corentin Jean), Simon (Banza). “Kali” est arrivé et il a marqué. Je suis content pour lui. Je ne le connaissais pas vraiment. Faire ce qu’il fait à 18 ans, ce n’est pas donnéà n’importe qui. Moi, je n’ai pas fait ça. Chapeau à lui. Il nous aide à gagner des matches. Qu’il continue. Il a une grande carrière devant lui.

Pensiez-vous que Lens était capable de prendre 27 points après 16 matches de L1 ?
Je ne suis pas vraiment surpris. Quand je suis arrivé dans ce club, j’ai senti direct ce truc-là. J’ai vu les qualités dans le groupe. Maintenant, on n’est jamais sûr de rien dans la vie. Je pense même qu’on aurait pu faire beaucoup mieux. On nous attend en deuxième partie de saison. On va garder la tête froide comme une équipe qui vient de monter. Rester humbles. Le maintien, c’est le but premier. Une fois qu’il sera acquis, on ira chercher d’autres objectifs.

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