Le président Harouna de l’Association Sportive Olympique de Meiganga évoque l’actualité de l’affaire qui l’oppose à la Fecafoot et manifeste son intention de lancer un mouvement pour dissoudre la Fecafoot. 

Où en est-on avec l’affaire qui oppose AS Olympique de Meiganga et consorts à la Fecafoot ?

L’affaire est mise en délibéré. Le président de la collégialité a prorogé le délai jusqu’au 27 novembre. Donc nous attendons. Vous savez que c’est une décision de justice et donc on ne va pas commenter avant que la sentence ne sorte.

Quel est votre état d’esprit ?

Si on n’était pas sereins, on devrait avoir des inquiétudes. Mais rassurez-vous que nous avons le droit avec nous. Donc nous sommes sereins et nous attendons.

Un mot sur la crise qui a pris en otage le football camerounais…

Ce qui se passe est dommage. C’est curieux de la part des dirigeants de l’instance faîtière de se comporter de la sorte quand on sait qu’il y a eu pratiquement 8 mois d’interruption et que dès que l’occasion est donnée pour qu’on renoue avec le jeu, les gens se comportent de la sorte. C’est une honte pour l’image même que nous projetons à l’extérieur.

Faites-vous partie des présidents qui veulent dissoudre la LFPC ?

Je veux d’abord dire une chose. Ceux qui se sont assis je ne sais pas sur quels textes ils se basent. Il faut qu’on s’entende très bien. Moi je suis membre de la Fecafoot et je dis que conformément aux articles 24 et 25, la Fecafoot n’a pas qualité de modifier les textes d’une autre association. Ca je l’ai dit lors de l’Assemblée Générale du 26 juillet au Mont Fébé. Est-ce à la Fecafoot de modifier les textes d’Olympique de Menganga ? C’est une absurdité. Donc ceux là se sont basés sur des textes qui ne sont pas reconnus par la LFPC et je ne pense même pas qu’ils aient eu l’autorisation d’organiser ladite rencontre. Nous attendons qu’ils nous produisent l’autorisation produite par le sous-préfet.

Quelles pistes de solution proposez-vous pour sortir de cette crise ?

A l’allure où vont les choses, nous invitons l’État camerounais à prendre ses responsabilités. La Fecafoot ne peut pas agir comme si on était dans un pays de non droit. La Fecafoot doit comprendre qu’elle a reçu de l’État un agrément pour gérer le secteur football et qu’à tout moment l’État peut décider de retirer cet agrément. D’ailleurs, cela a été le cas au Nigeria et il n’y a pas eu mort d’homme. Donc que les gens ne se disent pas qu’on ne peut pas en arriver là. Et s’ils continuent, ça nous donne des idées de pouvoir mobiliser aussi les présidents des clubs amateurs pour dissoudre aussi la Fecafoot. C’est aussi une option à envisager.

Comment avez-vous vécu la reprise du championnat ?

Vous avez vu la mobilisation et l’envie du public sportif. Vous ne pouvez pas imaginer la charge qui pèse sur les dirigeants que nous sommes parce qu’il faut entretenir les joueurs au quotidien et au fur et à mesure qu’on perd du temps sans organiser les compétitions. Ca pèse énormément. Je suis très content que le football ait repris et qu’on doit penser maintenant au jeu. Maintenant ceux qui veulent continuer à faire le bras de fer, on verra ce que ça va donner à la fin.

Pourquoi l’ACEFAC a-t-elle interpellé la FIFA ?

Nous avons appelé la FIFA à prendre ses responsabilités conformément à ses propres statuts. Il faut dire qu’il y a une incompétence manifeste au niveau des dirigeants actuels de l’instance faîtière et face à cette incapacité, nous allons continuer d’interpeller la FIFA conformément à ses propres textes afin qu’elle vienne régler ce problème. Quitte à ce qu’on mette un comité de gestion pour venir gérer les affaires courantes de la fédération en attendant qu’on trouve une solution définitive.

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