Pour l’analyste sportif, Gérard Ellé, d’autres responsables de la confédération africaine de football accompagneront Ahmad Ahmad dans sa chute. 

« La chute d’Ahmad Ahmad arrive dans un contexte particulier à quelques mois des élections à la Confédération africaine de Football. Lui qui avait réussi a renverser le patriarche camerounais Issa Hayatou qui a passé 22 ans à la tête de cette association. Ce qu’on déplore c’est juste qu’à un mandat il se retrouve déjà dans les détournements qui vont jusqu’à son exclusion de l’instance faîtière du football Africain. A sa première Coupe du monde, aucune équipe africaine n’a atteint le second tour. On pourra aussi parler d’échec pour lui. On ne saura jeter aussi son apport dans la révolution du football africain avec l’augmentation du nombre d’équipes à la Coupe d’Afrique des Nations de 16 à 24. Ce qui a permis aux pays qui n’avait jamais joué cette compétition africaine d’y prendre part.

L’avenir de la confédération Africaine de football (CAF) reste inquiétant dans la mesure où le président ne saurait faire des détournements seul. Cela sous-entend que plusieurs membres vont être sanctionnés dans les jours à venir. Et là on se demande si nous pourrions avoir des dirigeants fiables en Afrique?

Le cheval de bataille d’Ahmad Ahmad lors de son arrivé à la tête de la CAF l’emporte aujourd’hui. L’Afrique aujourd’hui a besoin des hommes forts pour rendre les institutions fortes. A mon humble avis, il y a des hommes capables de relever le football africain. C’est l’individu qui est sanctionné mais l’institution reste là. La sanction d’Ahmad Ahmad ne saurait influencer l’institution dans les jours à venir mais plutôt permettre de faire confiance à une nouvelle idéologie. La CAF a besoin d’un homme neutre à sa tête. Voilà l’occasion qui est donnée. »

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