Le promoteur du Festi Solidarité qui démarre le 6 décembre 2020 à Mbankomo banlieue de Yaoundé, explique les raisons pour lesquelles il organise ce tournoi. 

Vous organisez un tournoi qui va regrouper des clubs de première, de deuxième division du Cameroun et deux sélections nationales. Quelles sont vos motivations ?

Je suis avant tout un footballeur dans l’âme, un ancien joueur, dirigeant de club, entraineur, et depuis quelque temps promoteur de cette association qui organise des tournois. L’idée de créer le Festi-foot Solidarité est liée à plusieurs raisons. Ça part du constat des atermoiements que nous avons autour du démarrage du championnat du Cameroun. On s’est demandé si les joueurs vont rester sans véritable compétition alors que nous avançons inéluctablement vers le début du Championnat d’Afrique des nations. Mon comité et moi, nous nous sommes demandés si on ne pouvait faire quelque chose pour ce mois de décembre et éventuellement l’étendre jusqu’au début du Chan en janvier. L’idée a été très vite validée, le concept a été peaufiné. Nous nous sommes rapprochés des clubs, ensuite de la Direction technique qui gère les sélections nationales et qui est préoccupée par l’état de forme et de préparation de ses équipes pour les différentes campagnes auxquelles elles doivent prendre part. C’est tous ces ingrédients qui nous ont amené à concocter la formule que vous voyez. Nous avons décidé de contacter tous les clubs de Yaoundé et d’inclure les sélections nationales dans ce tournoi pour leur permettre de jouer dans un cadre formel au lieu de l’informel. Il ne faut pas se le cacher, lorsque ces équipes sont en stage, elles passent tout le temps des coups de fil aux entraineurs des clubs pour avoir des matchs amicaux. On s’est donc dit qu’en organisant une compétition de manière professionnelle, avec l’expertise que nous avons fait montre lors du Tournoi international de la solidarité, il serait préférable d’évoluer dans un cadre normal. Afin d’éviter de tâtonner, de permettre que toutes les sélections et clubs se préparent avec un fil d’Ariane. Le tirage au sort des poules a été effectué, le lancement se fera ce weekend. Pendant un mois, nous allons garder ces joueurs en haleine et les sélections nationales pourront avoir des adversaires de qualité, à défaut de bénéficier des matchs amicaux internationaux pour préparer leurs compétitions.

Avez-vous sollicité une assistance quelconque de la Fécafoot et de la Ligue de football professionnel du Cameroun ?

Nous avons saisi les deux entités, je n’entrerais pas dans les détails. Mais je dis que la préoccupation actuelle de ces deux entités est la résolution des problèmes qui les oppose. Nous ne pouvions donc pas dormir sur nos lauriers, il fallait trouver une solution.

Comment comptez-vous financer l’organisation du Festi solidarité ?

Nous avons demandé aux équipes de payer les frais d’affiliation comme ce fut le cas au tournoi précédent. C’est avec ces frais d’affiliation que nous allons supporter l’organisation de la compétition. C’est pratiquement 80¨% du budget souhaité. Nous espérons aussi qu’un opérateur économique va se greffer à cet évènement pour couvrir les autres 20%. Nous profitons de cette tribune que vous nous offrez pour leur faire appel, afin que ce soit une belle fête. Que les entreprises voient en cette compétition un tremplin, une vitrine pour leurs marques.

Ligue des champions : Ca se complique pour PWD de Bamenda

Championnat D1 (FF) : FAP creuse l’écart

Share This