C’est depuis sept ans que le football camerounais vit une succession de crises interminables. En effet, depuis  l’arrestation de l’ancien président de la Fecafoot, Iya Mohammed, a-t-on dit, pour la gestion de la Société de développement du coton qu’il dirigeait parallèlement, le football local a viré dans la controverse.

Deux Comités de normalisation à la tête de la fédération, des débats juridiques sur les règlements et statuts, accompagnés de procès au niveau des juridictions sportives et civiles sous le regard débonnaire du gouvernement camerounais. Tandis que les championnats nationaux Elite One et Two peinent à prendre le train du professionnalisme tant souhaité malgré la bagatelle de milliards de FCFA débloqués par l’Etat en guise de subventions pour contribuer à leur arrimage.

Dans toutes ces affaires, l’Etat du Cameroun s’en est peu préoccupé. Mais à l’annonce de l’arrivée dans le pays des Lions Indomptables d’une délégation de la FIFA pour tirer au clair le problème qui oppose depuis plusieurs mois déjà la fédération à son démembrement la Ligue de Football professionnel, a ému le pouvoir de Yaoundė qui vient de prescrire un apaisement rapide des tensions. Question d’éviter une suspension du Cameroun par la FIFA.

Cela s’apparente à une volonté de masquer le feu qui couve sous la cendre. Les problèmes du football camerounais ne sauraient se résoudre par un simple compromis entre quelques individus dans le bureau d’un ministère

Au-delà de la querelle entre Fėcafoot et la LFPC, la FIFA peut avoir mille et une raisons de suspendre la fédération camerounaise de Football. L’État du Cameroun n’est sans ignorer que ces dix dernières années, de nombreux programmes de développement qu’elle finance ont été torpillés. Certains non réalisés et d’autres à moitié. On pourrait citer le Centre technique de la Fėcafoot à Odza siuté à la sortie de Yaoundė, les appuis divers à la promotion du foot salle, du beach-soccer, du foot jeunes et féminin.

Comme quoi, l’État qui a confié la gestion du football, un pan de sa souveraineté sur le sport, à la Fėcafoot, gagnerait à y veiller s’il tient à ce qu’il ne fasse point l’objet de suspension. C’est de cette manière qu’un Etat assure sa fonction de régulateur. Le gouvernement ne saurait se réduire à un vaccin qui veut soigner la mort et non la prévenir.

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