Après au moins trois reports, la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et la marque française Le Coq Sportif ont finalement paraphé un contrat équipementier, le vendredi 10 janvier 2020 à Yaoundé. Invoquant une clause de confidentialité contenue dans ce document, aucune des deux parties n’a souhaité divulguer les montants liés à ce partenariat.

Attendu depuis plusieurs mois, le contrat équipementier entre la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et la marque française Le Coq Sportif a été paraphé au cours d’une cérémonie organisée le vendredi 10 janvier 2020 à Yaoundé. C’est le Directeur marketing du Coq sportif, Patrick Ouyi qui a apposé sa signature au bas de ce contrat pour le compte de l’équipementier français tandis que Seidou Mbombo Njoya, Président de la FECAFOOT s’est engagé pour le compte de son institution. Les deux parties qui collaboraient déjà sur la base d’un mémorandum d’entente signé au mois d’avril 2019 s’engagent pour une durée de quatre ans (jusqu’en 2023). Le contrat précise que l’équipementier français fournira des équipements en paquetages complets à toutes les sélections nationales de football. Mais la marque française promet d’aller au-delà des termes contractuels en s’impliquant au cœur du football camerounais. « Dans le contrat, il n’est pas écrit que nous devons soutenir le développement du football féminin au Cameroun, je parle des clubs, pas de l’équipe nationale – mais nous, on est déjà engagés, on le disait encore ce matin,   on va livrer des équipements pour le championnat des filles qui est un championnat premium en Afrique ;  dans notre contrat d’aujourd’hui, on n’a pas stipulé qu’on doit soutenir le championnat local des jeunes. Mais c’est quelque chose qu’on va faire », a indiqué Patrick Ouyi en conférence de presse.

Cependant, comme depuis le début de l’aventure entre la FECAFOOT et Le Coq Sportif, Seidou Mbombo Njoya et le Directeur Marketing de la marque ont systématiquement  évité d’évoquer les chiffres qui meublent ce contrat, invoquant une clause de confidentialité qui y serait contenue. « Dans les contrats, il y a toujours une clause de confidentialité qui est réciproque, je n’ai pas le droit de donner les montants. Pour ma part, je ne le ferai jamais et je sais très bien que les journalistes font très bien de recouper beaucoup d’informations. » A répondu Patrick Ouyi. « Je sais que partout dans le monde, a-t-il ajouté, on est obnubilé par les montants. Je vous répète que l’engagement du Coq Sportif ne se fait pas que sur la logique d’un investissement financier et la mesure de l’appréciation d’un équipementier ne doit certainement pas être uniquement là-dessus… Il est évident qu’il y a une contribution financière substantielle à côté de la production des équipements. C’est une évidence, le Cameroun est une équipe qui a révélé le football africain au monde et ce, pendant des années. Comme je vous l’ai dit, le montant, vous ne l’entendrez pas de ma voix pour la simple et bonne raison que les données contractuelles sont confidentielles et que c’est écrit dans ce contrat ». 

Contrat au rabais ?

Visiblement, les deux parties n’auraient pas tablé sur un montant fixe. Le représentant du Coq Sportif a en effet indiqué que les chiffres liés à ce partenariat pourront « exploser » en fonction des résultats des sélections nationales camerounaises. Evoquant à son tour cette question névralgique, le président de la FECAFOOT s’est contenté d’assurer que les intérêts de son institution ont été préservés dans ce contrat.  « Ce contrat est un bon contrat pour notre institution. Nous avons eu des discussions très âpres qui ont vraiment abouti à un résultat important. Encore une fois, nous sommes pris dans un engrenage des engagements que nous avons pris, la clause de confidentialité ne nous permet pas de dévoiler les montants mais je puis vous garantir qu’il y aura un appui financier… C’est une chance pour nous d’avoir eu cette opportunité, à ce moment précis de pouvoir signer ce nouveau contrat. Croyez-moi, pour ceux qui connaissent bien le métier, c’est un bon contrat », a-t-il déclaré.

Le montant prévu par Le Coq sportif serait-il loin du  milliard deux cent-cinquante millions de Francs CFA que le dernier contrat avec la marque allemande PUMA rapportait chaque année à l’instance faitière du football camerounais ? Quoi qu’il en soit, cette détermination à faire mystère sur les chiffres amène  plus d’un observateur à soupçonner un contrat au rabais.

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