Le défenseur central du FC Nantes s’est confié à Ouest France. Titulaire lors des cinq dernières rencontres de championnat, Jean-Charles Castelletto (26 ans) se réjouit de pouvoir enfin enchaîner. Nomination d’Antoine Kombouaré, situation sportive des canaris avant le déplacement à Nîmes ce dimanche (15 h), il répond aux interrogations.

Jean-Charles, vous jouez à nouveau ces derniers temps. Cela vous fait du bien ?

« Je suis content, j’ai beaucoup travaillé pour ça. J’ai attendu mon moment, j’ai essayé de prendre petit à petit et les efforts ont fini par payer. C’est un bon début mais ce n’est pas une finalité. »

Comment vous vous sentez sur le terrain ?

« Je joue à gauche en charnière centrale, ce n’est pas là où j’avais l’habitude d’être. J’étais davantage à droite mais ça ne me dérange pas. J’essaie d’aider au mieux l’équipe. »

En quittant Brest cet été, vous vous attendiez à ce que cette saison soit aussi dure à Nantes ?

« Non, je ne m’attendais pas à ça. Les saisons ne se ressemblent pas. On croit qu’on va faire une bonne saison et au final, on en fait une mauvaise. Des fois, c’est l’inverse… Mais quand j’ai signé ici je ne me suis pas posé cette question. »

Est-ce que le contexte particulier, avec la défiance des supporters, te surprend ?

Je ne regarde pas trop ça, je me concentre sur les matches à venir. C’est ça le plus important. Si on regarde ce qu’il se passe autour, on perd l’objectif de vue et l’objectif c’est le maintien.

La nomination d’Antoine Kombouaré vous a-t-elle donné un second souffle ?

« C’est peut-être davantage une prise de conscience. Il a un discours différent. On écoute, on sait qu’on est dans une situation difficile. On travaille pour s’en sortir. »

Le groupe avait besoin de se remettre la tête à l’endroit ?

« Non. Les résultats font du bien, surtout. On se sent mieux quand on prend des points, comme le fait de travailler ensemble sur le terrain. »

Quels sont les changements principaux sous Antoine Kombouaré ?

« Les entraînements, déjà. On est davantage axé sur le jeu en bloc. C’est un autre discours, c’est un peu plus collectif, ça fait du bien également. »

Vous aviez besoin de retrouver un esprit collectif ?

« On l’a cet esprit collectif mais il y avait des petits points à changer. Il a vu que sur certaines choses, on était moins bien et il a essayé de corriger ça. »

Ce n’est pas dur de devoir tout reprendre à zéro à chaque nouvel entraîneur ?

« C’est la conséquence de nos résultats, qui ne sont pas bons. On s’adapte aux coaches qui viennent. Le discours est à peu près pareil parce qu’on cherche le maintien. On doit rester souder et faire les efforts sur le terrain. »

Vous gardez un œil sur les équipes devant ou derrière vous ?

« Non. Je ne regarde rien du tout. C’est la vérité. On essaie de prendre les matches après matches… Si on gagne tant mieux, si on perd on passe au match d’après. »

Même Nîmes, que vous allez jouer, et Lorient, un peu plus tard ?

« Si on commence à regarder chaque fois ce qu’il se passe derrière, on va tomber dans le piège. Et il ne faut pas tomber dedans. Il faut que nous, on prenne des points et qu’on les laisse là où ils sont. »

Le piège, c’est de regarder ce qu’il se passe derrière ? C’est ce qui peut expliquer le fait que vous ayez pu jouer la peur au ventre, parfois ?

« C’est le souci de bien faire, parce qu’on sait qu’on est dans une situation compliquée, qui nous fait peut-être avoir la peur au ventre. Ce ne sont pas forcément les matches, qui se jouent sur des détails. C’est ce qui fait que la peur arrive. Pas forcément le fait de voir les équipes derrière nous prendre des points. »

Est-ce que vous vous êtes formaté à jouer le maintien ou vous espérez encore viser un peu plus haut ?

« On ne va pas se restreindre, on va prendre des points et essayer de raccrocher aux équipes qui sont au-dessus et espérer aller chercher ce maintien. »

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