Interview exclusive du portier camerounais, Fabrice Ondoa.

Le portier titulaire des Lions indomptables compte sur cette compétition pour retrouver une meilleure situation en club, lui qui est relégué au poste de remplaçant au sein de la réserve du FC Barcelone.

Quelles sont selon vous les chances du Cameroun à cette CAN Guinée Equatoriale 2015 ?

On ne peut pas se baser sur nos résultats des qualifications parce que c’est tout autre chose. Ce n’est pas facile de jouer sur un terrain neutre. Quand nous avons l’appui de nos supporters de Mfandena, c’est un peu plus facile pour nous. Je pense que nous sommes assez jeune pour ce tournoi, on parle souvent du manque d’expérience mais je pense que nous avons de l’envie, nous avons de l’expérience et nous avons tout à gagner dans ce tournoi. Nous allons mouiller le maillot et je pense qu’en le faisant comme nous l’avons fait lors des éliminatoires, nous avons de grandes chances de faire quelque chose de grand à cette compétition.

Vous jouerez la Côte d’Ivoire une fois de plus en phase de poule, est-ce que cela vous inquiète ?

Non, ça ne nous inquiète pas. C’est vrai que quand on parle de la Côte d’Ivoire on pense à des grands noms comme Yaya, Bony et Gervinho… Donc, je pense que c’est un grand match, c’est un sommet d’Afrique. C’est aussi bien parce que c’est en poule, ça aurait été un peu plus difficile si c’était un match à élimination directe. Et c’est le dernier match, je pense si nous gagnons nos deux premiers matches, ça donnera moins de pression et là on ne parlera pas de la grande Côte d’Ivoire.

Interview exclusive du portier camerounais, Fabrice Ondoa.

Les camerounais, qui, il y a peu attendait la reconstruction de l’équipe nationale disent aujourd’hui attendre la CAN. Entre vous, que vous dites-vous au sujet de cette compétition, qu’est-ce que vous vous êtes fixés comme objectif ?

On s’est fixé un objectif au départ. Si on perdait ou se faisait éliminer, on allait se dire que l’équipe est en train de se reconstruire. Il ne faut pas trop demander mais vue notre prestation aux éliminatoires, on a vraiment fixé la barre très haut et là, il faut assumer là où nous avons fixé la barre et essayer de la maintenir.

Vous êtes nominés des Glo-Caf Awards dans la catégorie « Meilleur jeune de l’année », comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Déjà, je dois remercier la Fondation Samuel Eto’o, remercier mes coéquipiers parce que l’année dernière, nous avons effectué une très belle saison en gagnant le championnat et la champions league des moins de 19 ans et je suis sorti meilleur gardien, remercier aussi mes coéquipiers de l’équipe nationale et être content qu’un camerounais soit là-bas pour représenter notre chère patrie.

Comment passes-tu tes heures de vacances avant l’entrée en stage ?

Ça va ! En vacance avec la famille, j’essaie d’oublier le stage pour le moment. Ça arrive la semaine prochaine, il faut complètement se déconnecter et essayer de ne pas se mettre trop de pression.

Est-ce qu’on peut dire que cette CAN sera un défi personnel pour vous qui n’avez encaissé qu’un seul but lors des éliminatoires? 

Je pense que c’est un défi personnel déjà et si l’on relève que j’ai encaissé un seul but, je dirai que c’est le résultat d’un travail collectif, le football, c’est un jeu d’équipe et il faut surtout avoir une très bonne défense et c’est l’entente entre cette nouvelle famille qui a donné de tels résultats.

Votre coéquipier Nlaté Ekongolo a été victime d’un accident de la circulation, il y a deux jours, qu’est ce que ça vous fait d’apprendre une telle nouvelle à la veille de votre entrée en stage ?

J’ai pleuré, ça fait vraiment mal. Avant d’être un coéquipier à l’équipe nationale fanion du Cameroun, on a fait les cadets ensemble, les juniors également et apprendre cette nouvelle, ça m’a vraiment traumatisé. Je pense qu’on ne doit pas seulement penser à la CAN qu’il peut rater mais à sa carrière de façon générale et nous espérons qu’il revienne rapidement parmi nous.

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