Le consultant sportif analyse la préparation de l’équipe du Cameroun qui va disputer le sixième championnat d’Afrique des nations dès le 16 janvier 2021.

C’est la dernière ligne droite avant le Chan, comment appréciez-vous la préparation des Lions À ?

Depuis le début de la préparation post-Covid-19, on voit les choses se passer différemment. Après le départ d’Yves Clément Arroga, les joueurs ont pris un vrai un coup. Ndtoungou Mpilé est arrivé, les méthodes au départ étaient assez critiquées, mais très vite les camerounais ont compris qu’il fallait se mettre derrière cette équipe. Car le plus important pour le Cameroun est de remporter le Championnat d’Afrique des nations. Une façon de corriger l’erreur de la CAN 1972, la première organisée au Cameroun.

Avez-vous le sentiment que l’équipe a progressé avec l’avènement de Ndtoungou ?

La préparation post-Covid-19 est un peu alambiquée, mais je crois que le nouveau staff a donné le meilleur de lui-même pour que le pays soit à la hauteur. On a vu qu’il y a une multiplication de matchs amicaux dont les victoires aident sur le plan psychologique. Sur le plan technique, je pense que l’équipe s’est bonifiée en expérience avec l’arrivée des garçons comme Patrick Mevoungou, Yannick N’Djeng et Ashu Kerido. Leur présence vise certainement à corriger plusieurs manquements qui faisaient défaut à cette sélection.

Que pensez-vous de la méthode Ndtoungou ?

J’ai échangé avec l’entraîneur Martin Ndtoungou. Sa méthode c’est de faire avec les garçons qui sont prêts pour le challenge. Je l’ai interpellé sur le cas du petit de 16 ans dont il a fait appel alors que quelques jours plutôt il mettait plusieurs jeunes de côté, et aurait estimé que le Championnat d’Afrique des nations n’est pas une affaire de jeunes. Le sélectionneur a nié cette déclaration, indiquant qu’il n’a jamais tenu un tel propos martelant que pour lui l’équipe est celle de tous les camerounais. Qu’ il a vu ce jeune homme jouer et ce dernier l’a impressionné, d’où sa convocation. Il affirme d’ailleurs que chaque jour le jeune joueur démontre qu’il peut apporter quelque chose. Voilà, je pense que la méthode Ndtoungou consiste à se battre pour que l’équipe soit en jambes et après d’aligner les meilleurs. Tout en se disant que l’expérience doit aussi faire la différence, avec des joueurs comme Ashu Kerido, Patrick Mevoungou, Elimbi, N’Djeng. C’est vrai qu’on peut regretter l’absence des garçons comme Samuel Nlend qui ont une certaine expérience. Mais le coach m’a dit que la porte n’est pas fermée, il y a une possibilité que certains qui ont été mis de côté soient de nouveau rappelés.

Quelle lecture faites-vous de la convocation de N’Djeng et Mevoungou ?

Je suis aujourd’hui satisfait de la réactivité en terme de jeu de Yannick N’djeng et Patrick Mevoungou. Le premier compte trois buts en deux matchs. Le deuxième a déjà aussi scoré. S’ils sont bien préparés, ils vont beaucoup apporter. J’ai discuté avec Mevoungou qui m’a rassuré que son souhait c’est d’être prêt à 80% pour la compétition.

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