Depuis le 31 mars, le football porte le deuil de l’un de ses personnages vedettes. Frappé par le covid-19, Pape Diouf, Premier journaliste africain responsable d’une rubrique sportive en Europe, premier agent de joueur africain, premier dirigeant d’un grand club européen, s’en est allé, laissant tout le monde du foot dans une immense tristesse et un chagrin infini.
Chez lui en Afrique, cette douleur est d’autant plus incommensurable que le dernier grand président de l’Olympique de Marseille était tout un symbole, une source d’inspiration intarissable dans un contexte marqué par un afro-pessimisme sclérosant. Plusieurs journalistes sportifs et agents de joueurs africains sont ce qu’ils sont devenus aujourd’hui parce qu’ils ont été influencés par son exemple. Un exemple de courage, de volonté, de professionnalisme et de réussite. Plusieurs footballeurs africains dont Joseph Antoine Bell et Basile Boli qui furent les premières strates de son écurie, ajoutez Didier Drogba, François Omam Biyick, Abedi Pelé, Rigobert Song et consorts doivent en partie leur immense carrière au natif d’Abéché (Tchad) qui a su bouger les lignes pour faire comprendre que le continent noir pouvait aussi bien jouer un rôle important au-delà du terrain de football.
Alors que l’Afrique avait encore besoin de son digne et illustre fils, il est parti, contre toute attente, le Mardi 31 mars 2020, chez lui à Dakar, rejoindre Manu Dibango victime lui aussi prématurément, du covid-19. L’un va sûrement composer l’équipe type et l’autre l’hymne du paradis.
Repose en paix Pape

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