Quel moment de grande effervescence, il faut même dire d’extase que celui auquel l’on a eu droit après la qualification du Cameroun pour la CAN 2019 aux dépens des Comores. Stade en fusion, joie débordante des joueurs, public en délire, vu de loin, on aurait cru que les Lions Indomptables venaient de s’adjuger un sixième titre continental, on aurait cru qu’on était à Bujumbura (Burundi) où les Hirondelles venaient de décrocher la lune en se qualifiant pour la première fois à une coupe d’Afrique des nations où en Tanzanie où les Tafas stars se sont qualifiés pour leur deuxième CAN. Or, il s’agissait d’une qualification logique et sans surprise du pays de Roger Milla, un vieil habitué du tournoi. Au lieu de trouver des mots et des comportements justes pour doucher l’enthousiasme et le triomphalisme qui ont suivi cette victoire, on a affiché étonnamment des rodomontades. C’était d’autant plus étonnant qu’on savait que ce résultat acquis sur le terrain n’était qu’une paire de manche. L’autre partie devant se jouer au tribunal arbitral du sport. N’est-ce pas cette célébration empreinte d’ostentation et de moquerie qui a davantage motivé les comoriens à trouver les fonds nécessaires pour faire aboutir leur procédure TAS ? Possible.

 

Cauchemar des grandes institutions régaliennes du foot, jalouses de leurs prérogatives et de leur autonomie, le TAS a fait tomber l’allégresse de Mfandena en démarrant effectivement la procédure et en donnant à la CAF un délai de 20 jours pour produire sa défense. A Lausanne, petit livre rouge Dalloz en main, on s’apprête encore à rappeler à la CAF et à la FIFA que le ballon est une activité économique comme une autre, et donc soumis au droit.

La vraie célébration de la qualification à la CAN 2019 est donc à venir.

T Sankara

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