Vice-président de la commission nationale du COCHAN, Président de la commission médicale de la Fecafoot, membre de la commission médicale de la CAF et officié covid-19 de la CAF, Dr Ngalle Mbondjo fait le point de la situation sanitaire du championnat d’Afrique des nations.

Comment s’est organisée votre commission ? 

L’équipe nommée par le Minsep au COCHAN travaille en étroite collaboration avec le Minsanté à travers un organisme qu’on appelle SGI qui est l’organe de régulation au plan national et qui siège à Yaoundé avec un démembrement sur chaque site. Sur chaque site, il y a une organisation qui répond aux canons énoncés par la CAF, il y a un cahier de charge et on l’a respecté, en matière de charge, de nombre et de qualité et de qualification du personnel, et aussi en matière de matériel. En toute modestie, je pense que nous avons bien travaillé.

Ce n’était pas gagné d’avance n’est-ce pas ?

Lorsqu’on commençait, tout le monde était dans l’inquiétude car organiser un CHAN c’est pas facile, et si on ajoute la pandémie covid-19 qui perturbe toute l’organisation, nous avons réussi à relever le défi. Vous les journalistes en êtes les premiers témoins car vous êtes autant testés que nous, pratiquement tous les trois jours et les résultats nous accompagnent partout car à tout moment un responsable CAF peut demander à les voir. Nous avons deux laboratoires a Douala, Laquintine et l’hôpital général dont les personnels sont à féliciter. Donc dans l’ensemble, nous sommes en train de montrer avec le triomphe modeste que quand le camerounais veut, il peut.

Cette expérience sera bénéfique pour les autres compétitions n’est-ce pas ?

C’est la première compétition au monde en pleine pandémie. Peut-être les gens ne le réalisent pas assez, il faut que nous soyons conscients de ce que nous représentons à l’extérieur. Sans être dans les circuits organisationnels de la CAF, les informations en possession font état de plusieurs compétitions qui voudraient être organisées au Cameroun. Nous serons donc dans l’embarras de choix et c’est un développement économique qui s’annonce.

Comment avez-vous mis en place vos stratégies ?

Nous avons la chance d’expérimenter 25% de la capacité d’accueil du stade en présence des spectateurs, avec la condition que si nous nous comportons bien, on pourra avoir 50% au second tour. Et vous avez bien remarqué que malgré les 25%, le nombre de personnes qui veulent avoir accès au stade est très important. Ce qui montre que si on laissait faire les camerounais, même le stade de Japoma ne suffirait pas. C’est le lieu d’interpeller les uns et les autres à respecter les mesures barrières, ce qui est tout à notre avantage. Non seulement ça nous évite de tomber malade, mais ça permet également à d’autres camerounais de pouvoir avoir accès au stade pour découvrir aussi ces joyaux architecturaux.

Quel message envoyez-vous aux populations ?

C’est notre comportement qui va être la clé de tout. La CAF aussi est à l’école, la FIFA également. Et cette école qui c’est qui est en train de faire l’enseignement, c’est le Cameroun à travers le COCHAN, avec le gouvernement derrière lui. Il est important de savoir que quand on vous demande de vous protéger, de mettre votre masque, vous ne savez pas quand la caméra est sur vous, et si vous êtes un nombre important sans masque, l’image que vous renvoyez c’est que vous ne vous protégez pas. Le respect de la distanciation sociale est également un facteur important. Lorsque les supporters s’agglutinent comme s’il n’y avait pas de Covid-19, c’est des zones de foyers importants de contamination. Nous avons une chance c’est que le covid, ne sévit pas ici comme ailleurs en occident, peut-être du fait de notre mode de vie. Dieu merci ! Donc si nous voulons passer à 50%, il faut que nous soyons exemplaires. Surtout qu’après on aura un match qualificatif pour les jeux olympiques avec les Lionnes qui vont affronter le Chili. La FIFA attend donc de savoir s’il y aura les spectateurs dans les tribunes. Il faut donc qu’on soit conséquent et responsable dans le respect des mesures barrières, car on ne peut pas avoir reçu des joyaux comme ces stades et ne pas y aller parce qu’on brille par des comportements irresponsables.

Qu’est ce qui se passe avec l’équipe de la RDC qui vous accuse ?

Ce n’est pas vrai ce qui se dit. Pour être positif, il faut une période d’incubation. Ce qui veut dire que si vous êtes en contact aujourd’hui avec le virus, c’est pas demain que vous serrez positif. Il faut donc faire très attention quand on est dans ce type de positions sentencieuses. Si le Cameroun au moment où on lance le championnat sait d’avance que c’est la RDC qu’on va rencontrer en quart de finale, alors nous sommes trop forts, à la limite divins. Mais personne n’avait misé sur le Cameroun pour franchir la phase de poule. Nous devons être plus raisonnables, ne pas chercher forcément à parler quand on a rien à dire. Le Cameroun organise et n’a pas intérêt à gâter, car après il y a la CAN qui est deux fois plus importante. C’est complètement absurde. Il faut simplement expliquer que si un pays est très infecté il faut se poser la question sur son comportement, car c’est notre comportement qui nous infecte.

Quel était le but de la rencontre entre le staff médical et celui des Lions A’ ce jour ?

Je suis le vice-président de la commission nationale du COCHAN, Président de la commission médicale de la Fecafoot, membre de la commission médicale de la CAF, officié covid-19 de la CAF pour le Cameroun. A ces titres, c’est mon devoir de passer dans toutes les délégations. Vous m’avez surpris avec les camerounais, mais je fais le tour de toutes les délégations. Tous ces médecins sont des confrères et des amis. Nous échangeons, ils ont des questions à poser et je dois être disponible et disposé à les répondre.

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