Présent au « Séminaire de développement des compétitions et des infrastructures en Afrique», organisé samedi dernier au Centre Mohammed VI du football à Salé, le président de la FIFA, Gianni Infantino a annoncé un appui de la FIFA pour aider les pays africains à se doter des stades de haut niveau.


Face aux membres de la CAF et les représentants de ses 54 associations Le président de la fédération internationale de football association a dressé un tableau sombre du football africain, lors de son discours au séminaire de développement des compétitions et des infrastructures en Afrique. Le patron du football mondial a insisté sur les infrastructures en Afrique.
Pour lui, le développement du sport roi en Afrique devrait aussi passer par la qualité des infrastructures. Le président de la FIFA a proposé aux 54 présidents des Fédérations africaines de contribuer à l’équipement de leurs pays respectifs en stades répondant aux normes de la FIFA, sinon des centres de formation de haut niveau pour les pays disposant de stade modernes. Et il a ajouté que l’instance faitière du football mondial jouera aussi son rôle en y apportant sa contribution à l’amélioration des infrastructures footballistiques en Afrique. « La FIFA et la CAF réuniront un panel de partenaires et un fond minimum de 1 milliard de dollars américain pour réaliser des investissements en infrastructures solides et durables en Afrique, à partir desquels la FIFA s’assurera que ce financement est géré via des procédures comptables transparentes. Nous élaborons donc une proposition visant à mobiliser 1 milliard USD pour construire au moins un stade de haut niveau dans les pays de chacune des 54 fédérations membres de la FIFA et de la CAF. Dans les pays où il y a déjà au moins un très bon stade, les investissements peuvent se faire dans d’autres infrastructures, comme ce somptueux centre Mohammed VI du football à Rabat » a expliqué Gianni Infantino samedi dernier au Maroc. « Mon objectif est qu’il y ait dans chacun des 54 pays d’Afrique au moins un stade de top classe. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, pour plus de la moitié des pays du continent. Lorsque l’équipe nationale joue, ça doit être une fierté pour toute la nation. Mais comment pouvez-vous être fier dans un stade qui a été construit 50 ou 60 ans plus tôt et qui s’écroule ? » a-t-il poursuivi. Et d’après l’italo-suisse, les fédérations africaines de football seront libres de souscrire à cette aide. Il faudra constituer le dossier pour en bénéficier de cet apport de la FIFA.
Cet apport de l’instance mondiale du football suffira-t-il à doter les pays africains des stades modernes ? On répondra par la négative, si l’on prend en compte le fait que ce milliard de dollars américain sera reparti aux pays ayant souscrit, notamment aux 54 fédérations affiliées à la CAF. Il faudra que ces fédérations mettent aussi, elles-mêmes, la main à la poche. Ce d’autant plus que la construction d’un stade ultra moderne tourne dans les 400 millions d’euros. Le Groupama Stadium de Lyon a coûté 410 millions d’euros. L’aide de la FIFA sera certes importante mais si l’on veut des enceintes comparables à celles de l’Europe comme le souhaite Infantino, il faudra aussi se saigner. Et l’entretien de ces antres coûte aussi cher.Ce ne sera pas pris en charge par la FIFA.

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