Pour Lion Indomptable, plusieurs Lions du mondial 90 ont accepté de rendre hommage à Diego Maradona décédé mercredi dernier à l’âge de 60 ans. Thomas Nkono, Albert Roger Milla, François Omam-Biyick, Bertin Ebwelle et Thomas Libiih y vont de leurs émotions pour raconter le Dieu du football Argentin.  

Thomas Nkono 

“C’est avec beaucoup de peine et de souffrance que je vais réagir à la disparition de Diego parce que c’est un génie qui nous quitte. On vient de perdre quelqu’un qui avait une grande dimension sur le plan du football et humain. C’est très douloureux de le voir partir. Contrairement aux autres, je l’ai d’abord rencontré en Espagne parce qu’il est arrivé en Espagne la même année que moi. Il venait de signer au FC Barcelone. Donc j’avais déjà un avantage par rapport aux autres. J’avais joué contre lui en championnat. Donc on se connaissait personnellement et je savais à quoi m’en tenir même s’il avait beaucoup de qualités sur les plans athlétique et technique, avec de bons dribbles, de bon démarrage et une très grande vision de jeu, j’essayais de bien tenir mon rôle dans les buts. J’avais beaucoup de respect pour lui parce que c’était un grand talent. Le fait d’avoir déjà joué contre lui en Espagne m’a permis d’être plus serein lors du mondial 90. On savait comment faire pour le contrecarrer. Mais c’était un génie, un joueur complet qui avait toutes les qualités. C’est normal qu’on le pleure et qu’on lamente comme ça se voit. Les argentins ont perdu un être cher, un être qui a fait leur fierté et c’est normal qu’ils aient du mal à digérer son départ. Il a beaucoup apporté aux argentins à travers le football. Et il n’y a pas que le peuple argentin qui le pleure. C’est tout le monde qui le pleure parce qu’il a beaucoup apporté au football.”

Roger Milla

“C’est une triste nouvelle pour les footballeurs que nous sommes surtout pour ceux qui l’ont côtoyé comme nous. C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris cette nouvelle hier. On savait qu’il avait des soucis de santé mais on ne pouvait pas imaginer qu’il allait nous quitter si tôt. Le football perd l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. C’est vraiment triste,” a déclaré l’ambassadeur itinérant avant d’évoquer leur rencontre lors du mondial 90. “Je ne l’ai pas connu lors du mondial 90 mais bien avant. Lui et moi, on se connaissait déjà. C’était un grand ami à moi. Vous allez remarquer qu’après le match Cameroun-Argentine, il avait refusé de donner son maillot à n’importe qui parce qu’il l’avait réservé pour moi. Nous nous étions croisés avant. On a échangé et on s’est dit un certain nombre de choses. Vraiment, c’est trop triste de le voir partir à cet âge. On ne peut que souhaiter que son âme repose en paix et adresser nos condoléances à sa famille, à ses proches et au peuple argentin.”

François Omam-Biyick 

“Maradona c’était un très grand joueur, un footballeur qui a inspiré beaucoup de générations même ici en Afrique parce qu’il sort d’une famille pauvre. Avec peu de moyens, il est arrivé là où il a été. C’était un joueur avec beaucoup de qualités. Un joueur qui a gagné des trophées dans toutes les équipes où il a joué. En Argentine c’est un Dieu. Vous avez vu le public argentin qui était devant l’hôpital où il a été opéré avant sa mort. Maradona laisse l’image d’un footballeur exceptionnel. C’est l’un des meilleurs joueurs du siècle qui nous a quittés. Durant toute sa carrière, il a démontré tout le talent qu’il avait dont sa capacité à amener un petit groupe de joueurs à remporter de grands titres. Il a fait avec l’Argentine, il a fait à Naples et à Boca Junior. Il restera l’idole de nombreux footballeurs. Paix à son âme. Une pensée à sa famille qu’il laisse. On ne l’oubliera jamais parce qu’il a beaucoup apporté au football,” a-t-il confié avec beaucoup de peine et d’émotions. François Omam-Biyick se souvient davantage du footballeur qu’il a affronté lors du mondial 90 en Italie. “Je me souviens du mondial 90 comme si c’était hier. Je viens encore de voir les images après l’échange de fanion avec le feu Stephen Tataw où il a pris le ballon pour jongler. C’était très spectaculaire. Il a fallu la hargne de ce même Tataw, de Ndip Akam, de Benjamin Massing et de tous les défenseurs pour l’arrêter en Italie. Ça a été pour moi une réussite et un plaisir de jouer contre un tel joueur.”

Bertin Ebwelle

“C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès de Maradona. C’est une grosse perte pour le monde du football. C’est une légende qui nous quitte. Maradona n’était pas seulement un joueur hors classe. Comme on le dit dans d’autres jargons, c’était un joueur hors hiérarchie parce qu’il était éblouissant de talent et de qualités énormes sur le dribble, la vitesse, les balles arrêtées. C’était un joueur complet. Nous sommes peinés. C’est vraiment un joueur exceptionnel dans le monde du football. Nous lui rendons hommage et que son âme repose en paix,” a-t- il d’abord réagi avant de décrire l’immense talent de ce footballeur exceptionnel qu’il a pratiqué lors des mondiaux 86 et 90. “Sur la rencontre Cameroun – Argentine de 1990, il faut avouer que nous partions ce jour pour essayer de limiter les dégâts face aux champions du monde avec son meilleur joueur. Diego Maradona est une icône. Au mondial 86, il nous avait déjà donné beaucoup de frayeur. Il a une classe exceptionnelle. C’est un très grand joueur qui nous quitte avec un talent énorme, un style vraiment particulier. En dehors de Messi qui nous montre un peu cette image, personne ne va égaler ce style Maradona qui avait beaucoup de qualités dans les dribbles, la vitesse, la flexibilité et l’agilité. C’était quelqu’un d’exceptionnel vraiment. Pour la rencontre que nous avons eue contre l’Argentine, nous avons eu des consignes de ne pas laisser les espaces mais Maradona lorsqu’il est en face, il vous prend un, deux, trois et il file vers les buts. Lorsqu’il passait un premier joueur, il fallait que le deuxième stoppe le dribble pour empêcher le deuxième d’avancer. Je pense que ça nous a beaucoup réussis parce que nous étions dans un état d’esprit de guerrier. Nous ne voulions pas nous laisser piétiner de cette manière. Même si vous jouez contre la meilleure équipe du monde, il faut être courageux et c’est ce que nous nous sommes dits. Plus de solidarité, plus de communication, ça peut apporter des solutions.”

Thomas Libiih

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris son décès. Ca n’a pas été facile. La nouvelle a attristé tout le monde. Maintenant, tout ce qui reste à faire c’est l’accompagner  à sa dernière demeure. Quand on affrontait l’Argentine au mondial 90, on rêvait parce qu’on était plus jeunes. On l’admirait. Quand on savait qu’on allait partager les mêmes vestiaires avec lui, c’était beaucoup d’émotions. On ne savait comment l’aborder. Mais finalement, on l’a touché, on a joué avec lui. Pour nous, c’était un rêve. Il reste dans nos mémoires. C’était le meilleur joueur du monde. Tout le monde le connait. Il a tout gagné. Donc le football prend un gros coup aujourd’hui. Il ne nous reste qu’à lui dire adieu.”

Par la rédaction

 

Super Lig : Vincent Aboubakar et Besiktas prêts pour le derby stambouliote

Ligue 1 : Toko Ekambi, homme du match face à Reims

Share This