La décision de la Chambre de Conciliation et d’arbitrage du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC) se déclarant incompétente dans le cadre de cette procédure accorde un important sursis à l’ancien Directeur du bureau FIFA en Afrique Centrale.

En se rendant au Caire en Egypte pour la cérémonie du tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, Seydou Mbombo Njoya n’était vraisemblablement pas serein. La décision de la Chambre de Conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) attendue le jeudi 11 avril 2019 allait être déterminante pour son avenir à la tête de l’instance faitière du football camerounais. Son élection, le 12 décembre 2018, était depuis remise en cause par les responsables de l’Association des clubs de football amateurs du Cameroun (ACFAC), qui trouvaient à redire sur les statuts que l’ex comité de normalisation dirigé par Maitre Dieudonné Happi avait fait  adopter le 10 octobre 2018, au Centre de l’Excellence de la CAF à Mbankomo.

La décision  de la CCA qui s’est déclarée incompétente dans le cadre de cette procédure est un véritable  cadeau de paques pour le fils du sultan roi des Bamoun. Avec la décision d’Abdouramane et compagnies de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour contester le verdict de la CCA, la bataille judiciaire est loin d’avoir connu son épilogue. Mais Seidou Mbombo Njoya qui a longtemps arpenté les couloirs  du football, sait au moins que la décision du Tribunal arbitral du Sport ne tomberait pas avant un bon moment. Ce qui lui laisse le temps de continuer à implémenter ses projets à la tête de l’instance faitière du football national. Une décision défavorable de la CCA, même sans être appliquée devrait fragiliser son autorité à la tête de la FECAFOOT comme cela s’était vu avec l’exécutif de Tombi A Roko Sidiki qui avait passé deux ans à la tête de l’instance sans pouvoir avoir accès à plusieurs comptes bancaires de l’association.

Seidou Mbombo Njoya, récemment élu Vice-Président de l’UNIFACC perdrait également cette casquette, tout comme son poste au Comité  local d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 si la CCA donnait raison à l’ACFAC. Aussi, toutes les décisions prises depuis son installation à la tour de Tsinga tomberaient dans la nullité.  En définitive, la décision rendue publique jeudi par le collège arbitral de la CCA permet à l’ancien premier Vice-président de la FECAFOOT de respirer, avant la prochaine étape qui s’annonce tout aussi haletante.

Wiliam Tchango

 

 

 

 

 

 

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