Alors que la décision du tribunal arbitral du sport concernant l’affaire AS Meiganga contre la Fecafoot point à l’horizon, notre consultant Cauris Kuaté donne son avis.
« Je fais partie de ceux qui pensent qu’on doit respecter les décisions et les sentences des juridictions compétentes. Je fais partie de ceux qui pensent que force doit revenir à la loi et au droit. La constitution est la fondation d’une nation. Les statuts constituent la fondation d’une organisation. Si vous n’êtes pas en mesure de respecter vos textes vis-à-vis des partenaires et des interlocuteurs c’est très grave. Je pense que nous arrivons là parce que des individus ont pensé que coûte que coute, vaille que vaille, ils doivent être à certains postes ou dans certaines commissions du football camerounais. C’est tout simplement regrettable. Si ce lundi, 21, une sentence tombe en faveur de AS Meiganga et consorts, ça voudrait dire qu’il faut revenir à un comité de normalisation ou un CPG et ce sera de l’inédit dans le monde. Qu’on voit trois comités de normalisation se succéder à la tête d’une fédération parce que les gens refusent de respecter leurs propres textes, leurs statuts. On s’entête, on perd des années pour rien et on ne tient pas compte de la souffrance des acteurs principaux qui sont les footballeurs, les entraineurs et les présidents de clubs. Aujourd’hui, certains footballeurs sont devenus des cordonniers, des vendeurs à la sauvette alors qu’ils ont choisi comme métier le football mais à cause des dirigeants, ils ne peuvent pas s’épanouir. Tout ce que je peux dire c’est que lorsque cette sentence va tomber, il faudrait qu’on l’applique quel que soit le vainqueur. Je peux vous dire que depuis qu’Iya Mohammed est parti de la Fecafoot, le football camerounais recule, c’est en hibernation, on n’a pas avancé d’un seul pas. On est parti de la normalisation du professeur Owona à celle de Me Dieudonné Happi et si une sentence arrive demain, on va encore se retrouver dans une autre normalisation. Mais il faut reconnaitre qu’on part de normalisation en normalisation parce qu’on a refusé de respecter les textes. Comme on a vu récemment au niveau de la CAF, les textes de la Fecafoot stipulent tout simplement qu’en cas d’empêchement du président de la fédération, le comité exécutif se réunit et confie les pleins pouvoirs au premier vice-président. Et nous savons que le premier vice-président de la Fécafoot au soir de l’arrestation d’Iya Mohammed n’était autre que John Begheni Ndeh. Si on avait installé l’exécutif de 2009 on n’en serait pas là. J’espère que tout reviendra à cet exécutif si la sentence tombe en faveur d’AS Meiganga et consorts. Ainsi, on pourra réorganiser le football camerounais et refaire les textes, refaire les élections pour qu’il y ait enfin des dirigeants normalement élus à la Fecafoot. »

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