Depuis l’élimination du Cameroun en huitièmes de finale de la CAN 2019, le samedi 6 juillet 2019, le patron de l’encadrement technique des Lions Indomptables n’a donné aucun signe de vie alors qu’il doit des explications aux autorités et au public camerounais.

Après l’élimination de l’Egypte en huitièmes de finale de la CAN 2019 par l’Afrique du Sud, le président de la Fédération égyptienne de football Hani Abou Rida, a d’abord limogé tout le staff technique de la sélection nationale avant de rendre lui-même son tablier. Une manière élégante pour le dirigeant de reconnaitre sa responsabilité ainsi que celle de ses plus proches collaborateurs dans la débâcle des pharaons lors de cette première CAN à 24 à la maison. Après la sortie de l’Ouganda par le Sénégal à la même étape de la compétition, le sélectionneur français Sébastien Desarbre a eu la même attitude, en présentant sa démission.

Les Lions Indomptables, champions d’Afrique en titre sont aussi sortis en huitièmes, loin des performances qu’attendaient les camerounais. Clarence Seedorf sait parfaitement qu’il n’est pas sur la bonne voie, quant à  la feuille de route qui lui avait été assignée lors de la signature de son contrat de deux ans, à savoir : « assurer le succès du Cameroun à toutes les échéances sportives notamment et prioritairement la victoire à la Can 2019 (au moins la finale) avec une qualification à la Can 2021 et à la coupe du monde 2022 au Qatar ». Si le néerlandais n’envisage pas une démission comme beaucoup d’autres sélectionneurs après une campagne manquée, ne serait-il pas tout au moins important pour lui de faire profil bas ? L’ancien joueur du Milan AC n’a pas jugé important de faire un tour au Cameroun après cette débâcle, ne serait-ce que pour partager la déception des autorités et du public camerounais.

Le contrat de Clarence Seedorf insiste pourtant sur le fait qu’il a « obligation de résidence au Cameroun ». Une disposition qu’il n’a jamais respectée, lui qui reprend à chaque fois la route de l’Europe à la fin de chaque rencontre ou compétition avec les Lions. Les autorités camerounaises  ont pourtant aménagé deux appartements luxueux pour lui et son adjoint Patrick Kluivert au quartier Bastos à Yaoundé, avec une voiture de marque Prado mise à leur disposition, grâce aux efforts du contribuable camerounais, à qui en plus il coûte, selon une enquête de Jeune Afrique pas moins de 62,9 millions de Francs CFA tous les mois. Ce qui fait de lui, le deuxième sélectionneur le mieux payé de la CAN 2019, derrière le désormais ex sélectionneur des Pharaons d’Egypte, Javier Aguirre qui plafonne à plus de 70 millions de Francs CFA.

Au lendemain de l’élimination du Cameroun, le Président de la Fédération camerounaise Seidou Mbombo Njoya avait annoncé au détour d’un point de presse donné au Caire en Egypte que le bilan de la participation foireuse du Cameroun à la CAN 2019 allait être fait. «  Après une compétition,  toutes les nations qui sont ici vont faire le bilan comme nous allons le faire.  Il le faut, il s’impose,  il est important de faire un bilan et ce bilan va être fait sur la base des rapports que nous allons avoir des techniciens et des rapports que nous allons avoir sur le plan administratif pour tirer les leçons et préparer les prochaines échéances », déclarait-il. Mais a-t-il seulement les « moyens » de mettre la pression sur le batave afin qu’il transmette son rapport dans les meilleurs délais pour qu’il l’achemine à son tour au Ministère des Sports. De plus,  l’on est curieux de savoir ce que tout cela donnera dans un pays où on ne tire jamais les conséquences des échecs. 00000000000010

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