Le président de la FIFA, pièce maîtresse de l’alternance à la CAF vient de rater son pari. Ahmad Ahmad fabriqué contre toute attente pour destituer Issa Hayatou le 16 mars 2017, aura été une grande déception tout au long de son règne laconique. Arrivé à la CAF avec la rage et l’ambition de faire oublier le beau et long règne de son prédécesseur sans que personne ne comprenne pourquoi ni l’expliquer, le malgache qui paraissait tout beau, en a finalement eu pour son grade. Le revers de la médaille.   

En utilisant Ahmad Ahmad pour mettre un terme au règne de Issa Hayatou dont la longévité à la tête CAF (22ans) gênait plus d’un, la FIFA a eu la main malheureuse car Ahmad Ahmad qu’elle a fabriqué de toute pièce n’a jamais eu l’étoffe du grand dirigeant dont le football africain avait besoin pour succéder au géant Hayatou. L’homme qui paraissait tout nouveau, tout beau lors de son avènement à la tête de l’institution, a été vite rattrapé par ses gros défauts. Plaintes pour détournements de fonds, harcèlement sexuel du personnel féminin de la CAF, résiliations abusives de contrats, dons et réception de pots de vin, les frasques du malgache ont rapidement fait regretter le départ de son prédécesseur qui pendant un peu plus de deux décades a permis au football africain de connaitre des avancées à la fois significatives et palpables. Même ceux qui ont contribué à sa chute comme Samuel Eto’o Fils l’ont quand même reconnu. «Issa Hayatou a beaucoup fait pour le football africain. Et je pense qu’il songe à sa propre succession, pour pérenniser le bon travail qu’il a abattu”, a-t-il indiqué implicitement la porte de sortie à Issa Hayatou avant de se montrer un peu plus clair dans la suite de ses propos. “Tenter autre chose à la tête de la CAF n’est  (…) pas une mauvaise idée“. L’investissement astronomique de son compatriote qu’il a salué, n’a cependant pas empêché sa trop grande et incompréhensible implication dans les manœuvres visant à destituer un érudit qui méritait beaucoup de respect et d’allégeance. Pour ses bons et loyaux services rendus au football africain pendant de longues années, le président Issa Hayatou méritait tout sauf la sortie de piste par la petite porte qu’ils ont eu l’outrecuidance de lui offrir le 16 mars 2017. Même le ciel ne pouvait accepter ses coups qu’ils ont portés pour faire mal à ce doyen, seul africain qui dirigea même si ce n’est pas intérim, la FIFA. Il est indispensable de le rappeler dans ce contexte où la myopie avait pignon sur rue. Et ce, de façon exacerbée.

Aujourd’hui, les résultats de l’alternance et du renouveau serinés sont là. La chute du “messie” avant la fin de son premier mandat est un aveu d’échec. Un échec cuisant qui honore tout de même monsieur Issa Hayatou, personnage mythique du football africain dont l’histoire doit rayonner à travers le temps et inspirer les générations actuelles et futures.

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