Apparu comme un apôtre de la gouvernance démocratique, l’actuel président de la Fédération camerounaise de football une fois élu fait le contraire de sa profession de foi. Aucune lumière faite à ce jour sur les contrats signés depuis son élection le 12 décembre 2018.

« Je suis désolé, je ne vais pas honorer ma promesse de dévoiler les contours des contrats que la Fécafoot signe », dixit Seïdou Mbombo Njoya à la presse le 10 janvier 2020 à Yaoundé lors de la signature de la convention de collaboration avec l’équipementier Le coq sportif. « Je reconnais que je m’étais engagé à tout vous dire. Mais il se trouve que les contrats comportent une clause de confidentialité », ajoutait-il pour justifier le non-respect de sa promesse de campagne.

Une promesse de campagne qui avait surpris plus d’un, non sans présager néanmoins une lueur de changement dans la gestion réputée opaque des affaires financières de la fédération. Ces deux dernières années, c’est dans le même flou que Seïdou Mbombo Njoya reprochait à ses prédécesseurs que la Fécafoot a signé et renouvelé de nombreux contrats. Outre celui paraphé avec Le Coq sportif, elle a signé pour un sponsoring avec Guinness Cameroon en faveur du football féminin. S’agissant des renouvellements, elle a reconduit et amélioré sa collaboration avec Orange-Cameroun et la Société anonyme les Brasseries du Cameroun.

De grandes cagnottes qu’ignorent même les bénéficiaires. Ce qui occasionne des mécontentements comme ceuxdes clubs du championnat de football féminin lors de la signature du contrat avec Guinness Cameroun le 13 novembre 2020 à Douala. Ces derniers ont exprimé leur ras-le-bol au point où le secrétaire général de la Fécafoot Didier Benjamin Banlock a dû tenir une réunion de crise sur-le-champ pour apaiser les tensions des dirigeants de clubs.

Pendant ce temps, malgré ces signatures de contrats avec des entreprises commerciales bien cotées en bourse, la Fécafoot de Seïdou Mbombo Njoya laisse entendre que la fédération reste lourdement endettée. La résolution 15 de la toute première session du Comité exécutif de la FECAFOOT a révélé que : « après examen de la situation financière de la FECAFOOT au 31 décembre 2018, le Comité Exécutif constate le montant des dettes de la FECAFOOT est évalué à la somme de 1,480 milliard ».

Un passif dont les dirigeants actuels disent hériter de l’exécutif de 2015 à 2017 sous l’ère Tombi à Roko Sidiki qui lui-même se défend contre ces accusations. Le flou, la gestion opaque ne sont décidément pas prêts à libérer la maison de football de Tsinga où Seïdou sabre le campagne ce 12 décembre pour ses deux ans de présidence.

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