Arrivé en Egypte avec le statut de tenant du titre, le Cameroun n’a pas tenu son rang.

Le Cameroun se présentait en Egypte avec le prestigieux statut de tenant du titre. A défaut de rééditer cet exploit, Clarence Seedorf et son staff devaient conduire les Lions au moins au stade des demi-finales, selon l’objectif fixé par les autorités en charge de la gestion du football camerounais.  Finalement, cette marche s’est avérée très haute pour Eric-Maxim Choupo-Moting et ses coéquipiers, sortis dès le deuxième tour (huitièmes de finale) par le Nigéria (3-2) au stade d’Alexandrie. Déjà au premier tour, les Lions Indomptables avaient présenté des signes peu rassurants. Après une victoire face à la Guinée Bissau à la première journée (2-0), Ils ont été contraints au nul par le Ghana (-0-0) à la deuxième journée. Les poulains du duo néerlandais Seedorf-Kluivert ont par la suite été incapables de prendre le dessus sur le Benin (0-0) pour s’adjuger la première place du groupe F basé à Ismailia. 

L’élimination prématurée des Lions à cette première CAN à 24 équipes fut honteuse. Au-delà des causes purement sportives, elle puisait sa source dans la cacophonie managériale qui s’était installée dans la tanière prise en otage par des forces obscures rivalisant de complots pour tout contrôler. La décision de laisser André-Frank Zambo Anguissa sur le banc de touche face au Nigéria alors qu’il venait d’être désigné par deux fois  l’homme du match face à la Guinée Bissau et au Ghana en fut une parfaite illustration. Et les déballages de Petrus Boumal dans un message audio qui a fuité sont venus confirmer ce que l’opinion commençait à comprendre. Des révélations graves, ajoutées à ce que les autres joueurs dévoilaient en off qui montraient bien que  rêver d’une brillante participation du Cameroun à cette compétition relevait d’une véritable chimère. Pour beaucoup, Clarence Seedorf visiblement aux ordres de Samuel Eto’o, pêchait par un véritable manque d’autorité qui transparaissait d’ailleurs dans ses choix. C’est l’un des arguments sur lesquels s’appuyait Narcisse Kombi Mouelle, Ministre des Sports et de l’Education Physique pour exiger son limogeage au cours d’une interview accordée dans le cadre de l’émission « Présidence Actu »,  édition du lundi 15 juillet 2019.

Choix hasardeux

« Le manque de motivation des joueurs et quelques influences externes dissonantes nuisibles à la cohésion et à l’harmonie au sein du groupe ont également été relevés par certains analystes. D’aucuns ont pointé du doigt des choix tactiques inefficaces et peu cohérents, ainsi que des classements hasardeux. Ceci se traduit par des remplacements peu adéquats et peu pertinents au cours des matches comme face au Nigeria, par le fait que nous ayons encaissé très facilement trois buts et que nous n’ayons pas pu conserver l’avantage que nous avons pourtant acquis à un certain moment. A cela s’ajoute bien évidemment des systèmes de jeu contreproductif sur le plan offensif et défensif. Ce qui explique que les Lions n’aient marqué aucun but en deux matches notamment contre le Ghana et le Benin. D’où notre stérilité du système de jeu offensif qui en d’autres circonstances avait été plus prolifique. » A relevé le Ministre.

Le débrayage des joueurs qui réclamaient une revalorisation de leur prime de participation à cette compétition avait également terni la participation des Lions à cette compétition au pays des pharaons. Un mouvement d’humeur à l’origine de l’arrivée tardive de la délégation camerounaise en terre égyptienne, alors que tous les autres pays qualifiés avaient déjà pris leurs quartiers. Les ingrédients étaient donc suffisamment réunis pour que le pays de Benjamin Moukandjo ramène des résultats catastrophiques.

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