La décision d’interdire les descentes en divisions inférieures tranche avec la volonté du Comité Technique Transitoire de la FECAFOOT de réduire le nombre de clubs dans les championnats professionnels.


Lors d’un point de presse donné à Yaoundé par le président du Comité Technique Transitoire (CTT) Alim Konate, en marge du bilan de la phase aller des championnats Elite One et Two, l’on avait appris de l’organe qui a remplacé la Ligue de Football Professionnel du Cameroun que l’un de leurs principaux objectifs était de réduire le nombre de clubs autant en Elite One qu’en Elite Two. Le règlement prévoyait d’ailleurs que quatre clubs soient relégués en Elite Two et que deux clubs seulement accèdent en Elite One, afin d’avoir une saison 2020-2021 avec 16 clubs. Et la saison d’après, un championnat avec 14 clubs.


Cette mesure, selon le CTT, devrait rendre compétitif le championnat d’élite et provoquer son attrait vis-à-vis du public. Une bonne idée en soi pour le CTT qui partait de la posture du faible rendement des clubs camerounais sur l’échiquier continental. Avec à termes 14 clubs en Elite One, les subventions de l’Etat et de la fédération octroyées aux clubs devaient être consistantes et par ricochet participer au développement de ces clubs.

Avec la Pandémie du Corona virus, contre toute attente, le comité exécutif de la fédération camerounaise de football a décidé de mettre un terme à la saison 2019-2020 en interdisant aux clubs logés dans la zone rouge d’être relégués. Mais en maintenant les deux accessions en Elite One. Ce qui débouche sur un championnat à 20 clubs, la saison prochaine. Curieux pour une fédération qui appelait de tous ses vœux à organiser un championnat avec moins de clubs. Comment comprendre que deux clubs accèdent à l’étage supérieur et aucune relégation n’est possible ? Cette formule est unique, pour l’instant, en Afrique qui enregistre déjà 12 championnats ayant fermé leurs portes.


A l’analyse de la démarche de la FECAFOOT, on se rend bien compte qu’on aura privilégié les amitiés et éviter de mécontenter les présidents des clubs d’élites. En lieu et place de 16 clubs la saison prochaine, on aura 20 clubs pour un championnat qui part pour être long et insipide. L’instance faitière du football camerounais ne semble pas être courageuse lorsqu’elle veut engager des réformes, on en a encore la preuve avec cette formule de deux clubs montent, personne ne descend. La volonté de réduire le nombre des clubs en élite est renvoyée aux calendes grecques. Faut surtout pas fâcher les présidents qui avaient pris fait et cause pour la fédération dans sa bataille contre la défunte LFPC.

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