Opposée à l’Argentine en match d’ouverture du Mondial le 8 juin 1990 au Stade de San Siro, la bande à Thomas Nkono réussissait un exploit inattendu, en défaisant la redoutable sélection Albicéleste emmenée par le géant Diego Armando Maradona.

En 1990, le Cameroun honorait sa deuxième participation à la Coupe du Monde, en Italie, après Espagne 1982. Le pays des Lions Indomptables avait l’insigne honneur de disputer le match d’ouverture de cette compétition face à l’Argentine, le 8 juin 1990 au Stade San Siro de Milan. Face à la formation de Diego Armando Maradona, championne du monde en titre, personne ne vendait chère la peau de Stephen Tataw et ses coéquipiers. Il était question pour beaucoup d’aller limiter les dégâts face à ce qui était considéré alors comme la meilleure sélection au monde. Mais c’était sans compter la détermination, l’ambition et l’esprit guerrier des poulains de Valeriy Nepomnyashchiy, qui faisaient connaitre à l’Argentine l’un des pires matches de son histoire.

En s’imposant sur le score d’un but à 0 avec une réalisation à la 67ème minute de François Omam Biyik (de la tête) restée mythique, le pays de Roger Milla, Thomas Nkono, Bonaventure Djonkep… arrachait le respect de la planète football. La suite de l’histoire, on la connait. Grâce au Cameroun, l’Afrique se hissait pour la première fois en quarts de finale dans cette compétition. 30 ans après, les acteurs de cette épopée s’en souviennent encore comme si c’était hier.  Ils n’ont rien oublié des recettes magiques qui ont travaillé cette performance historique, restée dans les annales du football mondial. Le Cameroun acquérait à partir de cette Coupe du Monde disputée en terre italienne, un nouveau statut dans l’univers du football. Il était désormais classé parmi les grandes nations dans cette discipline sportive, brisant tous les préjugés qui minimisaient jusqu’alors la valeur des sélections africaines.

Mais il est clair aujourd’hui que le Cameroun n’a pas su capitaliser sur cet exploit, ni mettre à profit ce statut de pionnier pour bâtir son industrie du football, à travers le développement des infrastructures autour de la discipline et une gestion plus professionnelle des activités liées à ce sport. Malgré quelques exploits sporadiques de la sélection camerounaise, l’arbre en fait qui cache la forêt, l’écart continue de se creuser entre le football camerounais et celui d’autres pays africains. Le championnat camerounais reste l’un des moins compétitifs en Afrique et les performances de ses clubs sur la scène continentale, depuis plusieurs années, laissent à désirer.

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