L’ex lion indomptable avait trouvé la mort au cours du match Cameroun-Colombie, comptant pour les demi-finales de la Coupe des Confédérations en France.


Difficile d’oublier cette soirée funeste. Nous sommes le 26 juin 2003. Alors que les Lions Indomptables viennent de décrocher brillamment leur qualification pour la finale de la Coupe des Confédérations en battant la Colombie (1-0), au Stade de Gerland à Lyon, une triste nouvelle vient refroidir la population qui s’apprête à célébrer ce succès avec tout le faste nécessaire. Il s’agit de la mort de Marc-Vivien Foe, milieu de terrain et une des pièces maitresses de l’équipe qui s’écroulait sur la pelouse quelques minutes plus tôt. Ses coéquipiers qui n’ont appris la nouvelle qu’à la fin de la rencontre ne parviennent pas à retenir leurs larmes. Le monde et le cercle du football en particulier est sous le choc. L’ex président de la FIFA Joseph Sepp Blatter ne cache pas son affliction après ce qui représente une des tragédies les plus retentissantes de l’histoire du football. « C’est la première fois en 28 ans que je suis à la FIFA que je vis une telle tragédie. J’ai vu le joueur s’effondrer et tout de suite j’ai eu un mauvais pressentiment. J’exprime toute ma sympathie à sa famille et au football camerounais », commentait l’ex- numéro de l’instance faitière du football mondial. Et l’ancien président de la commission d’organisation de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Chuck Blazer était, lui aussi, tétanisé par ce drame. « Je suis sous le choc, abasourdi par l’annonce de cette disparition. Marc-Vivien était un des leaders de l’équipe du Cameroun, qui elle-même a brillé depuis le début de la compétition. Ce soir, je pense à sa famille et à ses proches. », Avait-il réagi, au soir de ce fameux 26 juin 2020.


La finale de cette compétition disputée entre la France et le Cameroun (1-0) ne pouvait logiquement revêtir la saveur attendue. L’on en retient beaucoup plus la série d’hommages rendus au disparu par les joueurs des deux équipes, parfois en larmes et les portraits omniprésents, à chaque étape de la soirée, de celui qu’on présentait comme le vrai patron du vestiaire des Lions Indomptables. Marc-Vivien Foe quittait précipitamment ses coéquipiers à 28 ans, non sans avoir eu le temps de bâtir une carrière qui forçait respect et admiration. Après avoir signé son premier contrat professionnel en 1995 avec le Racing Club de Lens, le milieu camerounais remportait son premier trophée en 1998 avec les sang et or, sacrés champions de France.


Après une blessure au tibia qui l’empêcha de prendre part à la Coupe du Monde France 98, il rejoignait West Ham en Angleterre, club dans lequel il passait une seule saison avant de retourner en France et plus précisément à l’Olympique lyonnais. Avec les Gones, il gagnait la Coupe de la Ligue en 2001 avant de soulever le trophée de champion l’année suivante (2002). Lorsqu’il décédait, Marco, comme on l’appelait affectueusement, était sociétaire de Manchester City, club anglais avec lequel il venait de boucler sa première saison. Le hasard a voulu que ce drame survienne au stade de Gerland dans lequel il a écrit plusieurs lignes de son curriculum vitae. D’après les médecins, Foe serait mort d’une crise cardiaque causée par une malformation du cœur. Le football camerounais ne l’oubliera jamais.

Après Marc-Vivien Foe, d’autres footballeurs camerounais sont décédés dans des conditions similaires, à l’instar de Patrick Ekeng, ancien joueur du Dinamo Bucarest décédé le 6 mai 2016 au cours d’un match du championnat roumain ou James Ovidi, ancien joueur du Tonnerre Kalara Club de Yaoundé mort le 9 juin dernier lors d’un match d’exhibition.

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