Le patron de la Ligue de football Professionnel entend aller jusqu’au bout de son mandat qui s’achève le 27 juillet 2020. La décision de remplacer la LFPC par un Comité Technique Transitoire relève de l’illégalité selon celui à qui incombe la gestion du football professionnel depuis la création de la Ligue en 2011.

Après la décision du Comité exécutif de la FECAFOOT de mettre sur pied un Comité Technique Transitoire pour remplacer la Ligue des Footall Professionnel, la réaction du Président de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun, Pierre Semengue n’a pas tardé. Au cours d’une conférence de presse organisée mardi en début de soirée, l’ancien militaire a affiché son intention de ne rien lâcher. « J’ai été élu pour un mandat de 4 ans, c’est-à-dire jusqu’au 27 juillet 2020. Je reste président de la LFPC et je défendrai mon mandat jusqu’au bout », a-t-il martelé.

Semengue juge illégales toutes les résolutions prises au cours de la session du Comité exécutif de la FECAFOOT du mardi 03 septembre 2019. « La FECAFOOT a compris qu’elle risquait de perdre, qu’elle risquait même d’être humiliée par la Chambre (CCA, NDLR), d’après les termes du premier Vice-Président qu’elle s’est précipitée en suspendant la Ligue », a indiqué celui qui s’était déjà opposé à la suspension des activités de la LFPC par le bureau du Comité exécutif de la FECAFOOT, le 22 août 2019. La proposition de le porter à la présidence d’Honneur de la Fédération apparait à ses yeux comme une tentative de corruption. « On me propose de m’acheter pour avaliser la forfaiture parce que je serai nommé président d’honneur de la FECAFOOT avec un salaire. C’est de la corruption. On viole les textes et on me dit d’avaliser cela pour être nommé… Je ne peux pas accepter une affaire comme ça », a-t-il rejeté.

Il accuse par ailleurs la FECAFOOT d’avoir mis la LFPC en déficit. « C’est la FECAFOOT qui doit financer les compétitions. Ça s’est bien passé jusqu’à il y a deux ans. Nous nous sommes plaints d’ailleurs chez le Ministre (des sports) et chez la très haute hiérarchie. On a demandé à la FECAFOOT de me payer les 210 millions et s’ils ne pouvaient pas payer, qu’ils disent qu’ils ne peuvent pas payer. La FECAFOOT n’a fait ni l’un, ni l’autre », s’insurge Pierre Semengue. Le bras de fer qu’il a ainsi engagé avec sa tutelle promet des intincelles.

Crise FECAFOOT- LFPC: Un Comité Technique Transitoire pour remplacer la LFPC

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